La Grèce paralysée par une grève générale contre l'austérité

La Grèce était paralysée mercredi par une grève générale contre les mesures d'austérité imposées par les créanciers internationaux du pays. L'initiative survient au lendemain de l'arrivée d'une délégation de la "troïka" à Athènes pour évaluer la mise en oeuvre du plan de sauvetage.

Le mouvement social de 24 heures décrété par les principaux syndicats des secteurs public et privé a entraîné la fermeture des écoles et la suspension de nombreux transports.

Enseignants, médecins, employés municipaux, conducteurs de bus et de train participent notamment au mouvement. Les contrôleurs aériens ont précisé qu'ils cesseraient de travailler entre 11h00 et 14h00, ce qui va provoquer des perturbations du trafic.

Une manifestation est prévue dans l'après-midi en direction de la place Syntagma, devant le Parlement, où protestataires et policiers se sont souvent affrontés par le passé. "En s'unissant, on peut les arrêter, on peut les renverser", a promis le syndicat du secteur public ADEDY.

Un "cauchemar sans fin"

La Grèce, en sixième année consécutive de récession, a un taux de chômage record de plus de 27%. "Les travailleurs, les retraités et les chômeurs vivent un cauchemar sans fin", dénoncent les employés du port d'Athènes.

"Le gouvernement et la troïka détruisent ce pays", ajoutent-ils en dénonçant l'intransigeance des créanciers d'Athènes, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

Les syndicats disent craindre que la troïka n'impose à la Grèce une nouvelle baisse des salaires et pensions de retraite pour remplir les conditions du plan de sauvetage, alors que l'incertitude sur les besoins de financement supplémentaires alimente les spéculations sur de nouvelles mesures d'austérité.

Ils dénoncent aussi les suppressions de postes prévues dans le secteur public et les projets de privatisation.

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