Ukraine: annonce d'une réforme constitutionnelle, trêve à l'épreuve

Le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé une réforme constitutionnelle octroyant plus de pouvoirs aux régions. De son côté, la Russie s'inquiète pour sa croissance face aux menaces de sanctions de l'Union européenne. Sur le terrain la trêve est mise à l'épreuve.

En vertu de la réforme de la Constitution prévue par le gouvernement de Kiev, les communes disposeront de pouvoir accrus et les finances seront "décentralisées". Une part importante des impôts resteront dans les régions et n'iront plus vers l'Etat central, a annoncé M. Porochenko dans un communiqué publié à l'occasion de la journée de la Constitution.

Cette réforme tiendra également compte des traditions historiques et culturelles des différents territoires, a-t-il ajouté, en réponse aux revendications d'une plus grande autonomie pour les régions. "Toutefois, l'unique langue officielle était, est et sera la langue ukrainienne", a-t-il martelé, faisant référence aux appels de la minorité russophone d'obtenir un statut officiel pour sa langue.

Le "plan de paix" présenté la semaine dernière par le président ukrainien prévoyait déjà, entre autres points, une décentralisation du pouvoir dans la région industrielle russophone du Donbass.

Craintes pour la croissance

L'Union européenne a exigé vendredi que Moscou ouvre des "négociations de fond" avec Kiev sur l'application de ce plan de paix. Elle a donné jusqu'à lundi à la Russie pour prendre des mesures visant à mettre fin à l'insurrection séparatiste, sous peine de sanctions.

De telles sanctions pourraient avoir des "conséquences graves" sur la croissance du pays, a averti le ministre russe de l'Economie, Alexeï Oulioukaev.

Nouveaux incidents

Vendredi, M. Porochenko avait annoncé que le cessez-le-feu d'une semaine, ordonné à ses troupes et accepté ensuite côté rebelle, était prolongé de 72 heures. Le temps, espère-t-il, que la Russie mette fin aux "infiltrations" d'armes et de combattants. Mais les incidents se poursuivent.

Les séparatistes donnaient le choix à la centaine de soldats: prêter allégeance à la Russie ou rentrer chez eux, selon un journaliste de l'AFP.

Disponibilité de l'OSCE

Le président de la Confédération Didier Burkhalter, président en exercice de l'OSCE, croit, lui, toujours à la possibilité d'une désescalade. Il a également salué le travail des observateurs de l'OSCE en Ukraine.

/ATS


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