Le Hamas rejette la trêve, Israël reprend ses attaques sur Gaza

Israël a repris mardi après-midi ses attaques sur Gaza après un bref cessez-le-feu, le Hamas palestinien ayant rejeté une trêve proposée par l'Egypte. Le conflit, entré dans sa deuxième semaine, a fait près de 200 morts palestiniens, en grande majorité civils.

Peu après avoir accepté de suspendre ses attaques, Israël les a reprises en réponse à des tirs "aveugles" de roquettes, selon l'armée. Deux personnes ont été mortellement touchées, dont un homme de 77 ans. En fin de journée, un civil israélien a aussi été tué dans l'explosion d'une roquette.

Il s'agit du premier Israélien tué en plus d'une semaine d'affrontements avec les activistes de la bande de Gaza. Au total, 194 Gazaouis, dont une grande majorité de civils, ont été tués depuis le début des hostilités.

40'000 soldats à la frontière

L'armée israélienne a ostensiblement déployé troupes et chars aux abords de Gaza depuis huit jours, mobilisant 40'000 hommes en vue d'une éventuelle invasion de l'enclave.

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, un faucon, a plaidé mardi pour que "l'opération se termine avec l'armée israélienne contrôlant toute la bande de Gaza".

Le Hamas, affirmant avoir eu connaissance du plan égyptien par les médias, avait écarté tout cessez-le-feu qui n'inclurait pas un accord complet sur le conflit l'opposant à Israël.

Le mouvement exige l'arrêt des bombardements, la fin du blocus de Gaza en place depuis 2006, l'ouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte et la libération de prisonniers.

"Terrorisme d'Etat"

Branche militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam ont revendiqué les tirs sur Israël. Depuis une semaine, ce sont 900 projectiles qui ont été tirés.

Le président palestinien Mahmoud Abbas doit se rendre ces jours en Egypte puis en Turquie, une alliée du Hamas, pour discuter de la situation.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé mardi Israël de "terrorisme d'Etat". Il estime que Tsahal perpètre un "massacre" parmi la population civile.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, "d'ici quelques jours, l'ensemble de la population de la bande risque de se retrouver à court d'eau".

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus