L'EEIL s'empare d'un des trois postes-frontières avec la Syrie

Les insurgés sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant en Irak ont marqué un nouveau point samedi en s'emparant de l'un des trois postes-frontières avec la Syrie. En ce treizième jour de leur offensive, ils consolident ainsi leur contrôle de l'ouest du pays, menacé d'éclatement.

La prise du poste-frontière d'Al-Qaïm représente un premier pas vers l'avènement du "califat" pour lequel se bat l'EIIL, et qu'il rêve d'établir entre la Syrie et l'Irak. En effet, les insurgés peuvent désormais faire passer du matériel militaire des territoires qu'ils contrôlent en Irak vers la Syrie, où ils ont progressé vendredi dans la province orientale de Deir Ezzor.

Outre Al-Qaïm, il n'existe que deux autres points de passage officiels sur les 600 kilomètres de frontière entre les deux pays, frontières décidées en 1932 par les puissances européennes.

Les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EEIL) ont pris Mossoul, la deuxième ville d'Irak, une grande partie de sa province Ninive (nord), de Tikrit et d'autres secteurs des provinces de Salaheddine (nord), Diyala (est) et Kirkouk (nord). Du côté irakien, ils contrôlent totalement Fallouja et partiellement Ramadi dans la province d'Al-Anbar, qui borde la frontière syrienne.

Premières violences entre insurgés

Dans la nuit, des heurts ont éclaté entre des hommes de l'EIIL et des combattants de l'Armée des adeptes de Nakshabandia (JRTN) à Hawija, dans la province de Kirkouk. Ces violences entre insurgés ont fait 17 morts.

Il pourrait s'agir des premiers signes d'un effritement de cette coalition sunnite composée de multiples groupes, en particulier d'anciens officiers de l'armée de Saddam Hussein, des groupes salafistes et des éléments tribaux.

Démonstration de force à Bagdad

Parallèlement, dans la capitale Bagdad, des combattants fidèles au puissant chef chiite Moqtada al-Sadr qui a annoncé la création d'une nouvelle force, les Saraya al-Salam (brigades de la paix, en arabe), ont paradé dans les rues de Sadr City, quartier à majorité chiite.

Vêtus de tenues de camouflage et pour certains de noir, ils ont défilé en rangs, Kalachnikovs, fusils d'assaut et lance-roquettes à la main.

/ATS


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