Les Etats-Unis lancent leurs premières frappes contre l'EI en Syrie

Plus de 20 combattants de l'organisation Etat islamique (EI) ont péri dans les frappes menées avant l'aube en Syrie par la coalition dirigée par les Etats-Unis, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) dans un premier bilan. La coalition antijihadistes aurait mené une cinquantaine de raids au total.

"Plus de 20 membres de l'EI ont été tués dans des frappes sur deux positions de l'organisation dans la province septentrionale de Raqa qui ont été complètement détruites avec les véhicules qui s'y trouvaient", a précisé l'ONG qui se base sur un large réseau de sources civiles, médicales et militaires à travers la Syrie.

La coalition dirigée par les Etats-Unis a aussi mené mardi à l'aube 22 frappes contre des positions de l'EI dans la région syrienne de Boukamal frontalière avec l'Irak, a aussi rapporté l'OSDH.

La Jordanie a en outre confirmé sa participation aux frappes, alors que l'opposition syrienne a salué ces raids et appelle à mettre la pression sur le président syrien Assad. En revanche, la France n'était pas partie prenante à ces opérations, a-t-on appris auprès de l'Elysée.

La Syrie avertie

Le ministère syrien des Affaires étrangères a affirmé que la Syrie a été prévenue par Washington des raids menés sur son territoire.

Barack Obama, le président américain, avait prévenu le 10 septembre, dans un discours solennel, qu'il se réservait le droit de frapper l'Etat islamique y compris dans son sanctuaire syrien.

En représailles, l'EI a appelé lundi ses fidèles, dans un message publié en plusieurs langues, à tuer les citoyens - notamment américains et français - des pays appartenant à la coalition internationale.

Quelques heures plus tard, le groupe de jihadistes algériens "Jund al-Khilafa", qui a fait allégeance à l'EI, a revendiqué dans une vidéo le rapt d'un Français. La vidéo montre l'otage de 55 ans demandant au président français de le sortir de cette situation.

Otage français

"Je laisse (au président français François) Hollande, le président de l'Etat français criminel, le soin d'arrêter les attaques contre l'Etat islamique dans les 24 heures qui suivent la publication de ce communiqué ou son ressortissant Hervé Gourdel sera égorgé", déclare un des deux hommes armés dans la vidéo.

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a "malheureusement" confirmé l'authenticité de la vidéo. Il a ajouté qu'il n'était "pas question de céder aux menaces d'un groupe terroriste".

Plusieurs dizaines de pays ont offert de participer d'une manière ou d'une autre au combat contre l'EI, y compris une dizaine de pays arabes. Mais la France est jusqu'à présent le seul pays autre que les Etats-Unis à avoir bombardé des positions de l'EI en Irak.

/ATS


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