Greenpeace: pas de libération sous caution pour l'activiste suisse

L'activiste suisse de Greenpeace Marco Weber reste détenu en Russie. Un tribunal de Mourmansk lui a refusé une libération sous caution, a indiqué la section helvétique de l'organisation écologiste.

La plainte d'un activiste finlandais de l'ONG a également été rejetée. Les deux hommes devront rester jusqu'au 24 novembre en détention provisoire. Marco Weber, Zurichois de 28 ans, est en prison depuis quatre semaines, à l'instar de 27 autres activistes du bateau de Greenpeace "Artic Sunrise" et de deux journalistes indépendants.

D'autres demandes de remise en liberté, dont celle du capitaine du navire, ont déjà été rejetées. Les militants écologistes, issus de 18 pays, se trouvent derrière les barreaux dans le port russe de Mourmansk et la ville d'Apatity, à 200 km de là.

Ils avaient tenté le 18 septembre de prendre d'assaut, depuis leur bateau battant pavillon néerlandais, une plate-forme pétrolière propriété du groupe public russe Gazprom pour protester contre les forages dans l'Arctique. Inculpés d'actes de piraterie, ils encourent jusqu'à 15 ans de prison.

Les Pays-Bas en justice

Les Pays-Bas ont annoncé avoir saisi le tribunal international du droit de la mer et demandé la libération "urgente" des 30 membres d'équipage d'un navire de Greenpeace. "L'État demande la libération de l'équipage détenu et du bateau", a indiqué le ministère néerlandais des Affaires étrangères.

Le tribunal international du droit de la mer, qui siège à Hambourg en Allemagne, a souligné que les Pays-Bas souhaitaient également voir le navire autorisé à "être réapprovisionné" et "à quitter son lieu d'immobilisation".

Les Pays-Bas sont prêts à suspendre l'action devant le tribunal si la Russie souhaite discuter des questions juridiques posées par le différend, mais pas avant que l'équipage n'ait été libéré.

Pour Greenpeace, cette action est positive mais reste néanmoins trop lente. "Greenpeace applaudit le gouvernement néerlandais pour ce geste très important", a déclaré l'avocat de Greenpeace Jasper Teulings, cité dans un communiqué. "Cependant, il faudra vraisemblablement quatre semaines avant que le tribunal ne rende un verdict."

/SERVICE


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