Etat d'alerte décrété en Ukraine

Les unités antiterroristes ont été placées en état d'alerte dimanche en Ukraine. Cette mesure inhabituelle a été prise à la suite de menaces contre des installations sensibles, notamment des centrales nucléaires, des aéroports, des oléoducs, des gazoducs ainsi que des gares routières et ferroviaires.

Présentée comme une mesure "préventive", elle a été annoncée sur son site internet par la Sécurité d'Etat (SBU). L'Ukraine est depuis la fin novembre le théâtre d'un vaste mouvement de contestation contre le président Viktor Ianoukovitch. Les nouvelles mesures de sécurité prévoient notamment de protéger les accès aux bâtiments publics.

"La décision a été prise en accord avec la législation antiterroriste", note la SBU. "L'objectif des forces de sécurité est d'assurer la sécurité de la population et de mettre fin aux activités à visée terroriste. Ce sont des mesures par nature préventive", souline la SBU.

Foule à Maïdan

Les opposants au pouvoir en place ne désarment pas. Quelque 70 000 manifestants se sont ainsi réunis dimanche en milieu de journée sur la place de l'Indépendance à Kiev. Cette estimation émane de journalistes.

Le militant torturé Dmytro Boulatov, actuellement soigné en Lituanie, s'est adressé directement par téléphone à la foule, sa voix relayée par les puissants haut-parleurs du Maïdan. "Nous n'avons pas l'intention de nous rendre. Nous irons plus loin", a-t-il dit, précisant qu'il parlait d'un hôpital. Les manifestants ont répondu par des applaudissements.

Leur nombre était comparable à celui observé lors du rassemblement analogue une semaine plus tôt. Mais inférieur aux foules vues lors des grandes manifestations en novembre, puis en décembre et en janvier.

Deux autres opposants, dont la journaliste Tetiana Tchornovol, victimes de passages à tabac, ont également pris la parole au début de ce rassemblement. Le centre de Kiev est occupé par des contestataires depuis 80 jours et est entouré de barricades.

Appel à la grève

L'un des principaux dirigeants de l'opposition, Vitali Klitschko, a défié le président Viktor Ianoukovitch, appelant les Ukrainiens à observer une grève générale d'une heure jeudi matin et à sortir à cette occasion dans la rue avec les drapeaux nationaux.

/ATS


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