Croissance et Europe: feuille de route ambitieuse pour Enrico Letta

Le nouveau chef du gouvernement italien Enrico Letta s'est fixé une feuille de route ambitieuse lundi au Parlement. Les mesures annoncées visent à relancer la croissance d'une Italie "qui se meurt", changer le cap européen et moraliser la politique.Au lendemain de sa prestation de serment, M. Letta a souhaité des résultats "sous 18 mois" pour les réformes économiques, sociales et politiques qu'il va engager. "Si en revanche tout s'enlise, j'en tirerai les conséquences", a-t-il dit dans son premier discours à la Chambre des députés.Enrico Letta dispose sur le papier de 455 voix, avec la majorité absolue à 316 sièges. "L'Italie se meurt"Il a estimé que "l'Italie se meurt par la faute de la seule austérité. Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre", a-t-il dit.Lutte contre le chômage prioritaireLa priorité de M. Letta sera de s'attaquer "à la situation d'urgence" qui règne sur le marché du travail avec 12% de chômeurs (35% des jeunes) et au "cauchemar de l'appauvrissement".Pour soulager la classe moyenne, il a décidé de stopper le paiement prévu en juin de la deuxième quote-part annuelle de la très impopulaire taxe foncière (IMU) sur la résidence principale. Les partisans de Silvio Berlusconi se sont félicités de ces mesures en s'en attribuant l'initiative.Enrico Letta a aussi évoqué un revenu minimum pour "les familles démunies", l'extension des aides sociales aux travailleurs précaires (autonomes, en contrats courts), le développement de l'apprentissage, des aides aux PME et des investissements dans la recherche, l'innovation ainsi que le tourisme et la valorisation du patrimoine culturel.Moralisation de la vie publiqueAutre front ouvert par le gouvernement, la moralisation de la vie publique et la réduction des coûts de la politique. "Pour donner l'exemple", M. Letta a annoncé sans en avoir préalablement averti ses collègues la suppression des émoluments des ministres pour ceux qui sont également parlementaires.Le financement public des partis politiques sera également "révolutionné". Et d'ici le prochain scrutin national, le président du Conseil entend réformer la loi électorale unanimement critiquée. /SERVICE


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