Au moins 8 morts dans un triple attentat à la bombe à Gombe

Un triple attentat à la bombe a fait au moins huit morts vendredi matin à la gare routière de Gombe, dans le nord-est du Nigeria, selon les services de secours. L'attaque n'a pas été revendiquée, mais les soupçons se tournent vers le groupe islamiste armé Boko Haram.

Selon plusieurs témoins, trois hommes sont entrés dans la gare routière de Gombe et ont déposé trois sacs autour des bus, au moment où les passagers montaient à bord. Les explosions ont eu lieu vers 09H00, selon le commissaire de police de Gombe Abdullahi Kudu. Trois suspects ont été arrêtés.

"Nous sommes en train d'établir le bilan des victimes", a précisé M. Kudu. Un membre des secours sur place a déclaré à l'AFP que huit corps avaient été transportés dans un hôpital proche de la gare. La triple explosion a également fait 34 blessés, selon le porte-parole du service des secours nigérian (NEMA), Manzo Ezekiel.

Suspects presque lynchés

La gare routière a sombré dans le chaos peu après l'attentat, quand la foule a tenté de s'emparer des suspects, a rapporté Lawanti Aliyu, un employé de la compagnie publique de transports de Gombe. La police a dû intervenir avant que les suspects ne soient piétinés à mort, a-t-il ajouté.

Des pierres ont été jetées sur les véhicules de forces par la foule, excédée par ce nouvel accès de violence, dans cette ville déjà prise pour cible par Boko Haram dans le passé.

L'Etat de Gombe, dont la ville éponyme est la capitale, a des frontières communes avec les Etats de Borno, Yobe et Adamawa, les trois Etats les plus durement touchés par l'insurrection islamiste qui a fait plus de 10'000 morts au Nigeria ces cinq dernières années.

Selon M. Kudu, les trois suspects venaient de l'Etat de Yobe, où Boko Haram a pris le contrôle de plusieurs villes et villages ces dernières semaines.

Le groupe islamiste a déjà revendiqué plusieurs attentats dans des gares routières du Nigeria. L'armée et la présidence ont annoncé à la mi-octobre avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec Boko Haram, mais les violences se sont poursuivies sur le terrain.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus