Un plan social pour les 235 salariés de l'usine Biomet au Locle

C'est un soulagement pour les 230 salariés de l'usine Biomet au Locle (NE), qui fermera ses portes en juin 2014: ils ont finalement obtenu un plan social collectif. Les employés et la direction américaine du groupe de techniques médicales y ont donné leur aval officiellement jeudi.

De nombreuses séances de travail ont été nécessaires. Elles ont abouti à un accord qui n'est "ni une 2 CV, ni une Rolls Royce", a dit à l'ATS Catherine Laubscher, secrétaire régionale d'Unia.

Certaines revendications des salariés allaient plus loin que le résultat final. Mais les demandes les plus importantes ont été satisfaites. Le plan social a été plébiscité lors du vote du personnel, auquel les employés ont participé en nombre.

Rappelons que la société voulait initialement faire signer aux salariés des résiliations individuelles, et que selon ces documents, ils ne devaient toucher des indemnités de départ que s’ils s’engageaient à rester jusqu’à la fin de l'activité de l'usine.

Office de conciliation efficace

Fin juillet, après l'annonce de fermeture par la direction, c'était l'impasse. Unia et la délégation des travailleurs avaient alors saisi l'Office cantonal neuchâtelois de conciliation en matière de conflits collectifs de travail. Celui-ci a convaincu l'entreprise de jouer le jeu du partenariat social et de se remettre à la table des négociations, explique Mme Laubscher.

Cette fois, le plan social prévoit des indemnités pour toutes les personnes qui étaient sous contrat mi-juillet dernier. Les montants varient en fonction de l'âge, de l'ancienneté et de la charge d'enfants.

20 départs

Pour l'heure, une vingtaine des 230 employés fixes de Biomet ont trouvé un poste ailleurs. Une dizaine d'entre eux sont déjà partis, l'autre dizaine est encore au sein de l'entreprise pour l'heure.

A noter que la piste d'une éventuelle reprise d'une partie du site par les cadres est toujours d'actualité. Pour l'instant, elle est toujours en discussion, comme l'a confirmé à l'ATS le directeur de l'usine Denis Leissing.

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