Un comité dénonce la "tromperie" qu'est la hausse de la vignette

L'augmentation du prix de la vignette autoroutière de 40 à 100 francs est une "vaste tromperie", estime un comité mené par le Touring Club Suisse (TCS) et l'Automobile Club de Suisse (ACS). Selon lui, le produit de la hausse soumise au peuple le 24 novembre ne permet pas de financer l'extension jugée indispensable du réseau des routes nationales.

"Il n'existe pas d'argument pertinent pour augmenter le prix de la vignette de 40 à 100 francs", a affirmé mardi devant la presse à Berne Thierry Burkart, président de la commission politique du TCS. Les 100 millions de francs que coûte la reprise de 376 kilomètres de routes cantonales par la Confédération n'apportent aucune plus-value aux automobilistes.

Quant aux 200 millions restants, "ils sont déjà prévus pour la construction des contournements de la Chaux-de-Fonds, du Locle et de Näfels (GL)". Il ne reste donc plus d'argent pour supprimer les goulets d'étranglement, augmenter des capacités et réaliser des extensions du réseau routier.

Thierry Burkart a relevé une autre déficience de ce projet "mal réfléchi": Les contournements financés par l'argent de la vignette dans les régions mentionnées ne sont même pas soumis à la vignette après leur reclassement.

"Un signal clair" à Berne

Pour le président central du TCS Peter Goetschi, "il s'agit de donner un signal clair à la Berne fédérale". Le subventionnement transversal du rail par la route est de plus en plus cimenté par la politique fédérale, a-t-il soutenu.

Chaque année, la Confédération prélève des impôts, taxes et redevances pour un montant de 9 milliards de francs auprès des usagers de la route, selon ses calculs. Les 70% de cette somme reviennent à la caisse générale de la Confédération et des cantons ou au financement des transports publics. Résultat: il ne reste pas assez d'argent pour la route.

De concert avec le président central de l'ACS Matthias Ammann, Peter Goetschi réclame "une égalité de traitement pour le rail et la route: "nous voulons un fonds d'infrastructure routière équivalent à celui prévu pour le rail". Ce fonds devra être ancré dans la Constitution et alimenté par des versements annuels fixes.

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