Un centre de congrès ultramoderne sur le campus de l'EPFL

L'EPFL a inauguré jeudi son nouveau centre de congrès ultramoderne. Espaces modulables, sièges escamotables, cellules solaires Grätzel, pieux géothermiques: le SwissTech Convention Center (STCC) sera un acteur de poids sur le marché des centres de congrès dans l'arc lémanique. Il ouvre ses portes au grand public samedi et dimanche.

Cet écrin de mille tonnes de verre et de métal abrite un amphithéâtre de 3000 places totalement modulable. Conçu par le bureau d'architectes Richter, Dahl Rocha & Associés, il constitue la dernière étape du Quartier Nord de la Haute école, qui abrite également un hôtel, des commerces et des logements pour étudiants.

Avec cet ensemble, Patrick Aebischer, le président de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) s'approche un peu plus de son rêve de créer "un réel campus vivant, une ville de la science et de la technologie". Le STCC permettra aux scientifiques de se retrouver physiquement et de lancer de "nouveaux débats".

Sièges pivotables

Le bâtiment dispose de technologies de pointe, d'une "complexité énorme", selon l'architecte Jacques Richter. La salle plénière peut se transformer en quinze minutes, passant d'un auditoire de 330, 468, 1670 ou 2135 places en une zone plane.

Grâce à la technologie "Gala", d'origine canadienne, les sièges peuvent se glisser sous ou sur le plancher. Seules onze autres salles disposent de cet équipement à l'heure actuelle dans le monde, selon l'EPFL.

En raison d'un terrain peu stable, le bâtiment repose sur 200 pieux. Cinq d'entre eux sont des pieux thermiques expérimentaux d'une profondeur de 20 mètres, dont le fonctionnement et l'impact sur le terrain seront suivis par une équipe de la Haute école lausannoise.

Ecran circulaire

L'équipement multimédia du STCC comprend plusieurs dispositifs pionniers, comme un écran circulaire de 17,3 m2 entourant le desk d'accueil. La façade ouest intègre 300 m2 de cellules photovoltaïques à colorant, dite cellules Grätzel, du nom du professeur de l'EPFL qui les a inventées, Michael Grätzel.

Le bâtiment, fruit d'un partenariat public-privé, a été financé par Credit Suisse, au travers de deux fonds immobiliers. La construction du Quartier Nord a coûté 225 millions de francs, dont 120 pour le STCC. L'EPFL est locataire, pour quelque 10 millions par an.

/ATS


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