Twitter a creusé ses pertes en 2013

Le réseau social en ligne Twitter a creusé sa perte nette l'an dernier à 645 millions de dollars, dont 511 millions au dernier trimestre. Le groupe a publié ses premiers résultats trimestriels depuis son entrée en Bourse en novembre.

Twitter a un peu plus que doublé son chiffre d'affaires en 2013 comparé à l'année précédente, à 665 millions de dollars (600 millions de francs). L'entreprise gérant le site de microblogage revendique 241 millions d'utilisateurs mensuels fin décembre, soit 9 millions de plus que trois mois plus tôt.

L'action du réseau social Twitter s'est effondrée à Wall Street après la publication de ses premiers résultats depuis son entrée en Bourse à New York. Le titre avait perdu 11,06% à 58,30 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York.

Le titre avait littéralement explosé depuis ses premiers pas sur le marché il y a trois mois, passant d'un prix d'introduction de 26 dollars à 65,97 dollars mercredi à la clôture. La progression était telle que certains parlaient d'une bulle. Twitter n'a en effet jamais dégagé un dollar de bénéfice sur toute son existence.

La capacité du réseau social à devenir rentable, à l'image de son grand rival Facebook qui a dévoilé la semaine dernière un bénéfice net annuel de 1,5 milliard de dollars, avait été une des interrogations centrales au moment de l'introduction en Bourse. La question reste d'actualité.

Bonnes recettes publicitaires

L'allure devrait à nouveau se réduire un peu cette année, même si Twitter devrait conserver des taux de croissance impressionnants: il dit viser pour l'ensemble de 2014 un chiffre d'affaires situé entre 1,15 et 1,2 milliard de dollars, dont 230 à 240 millions au premier trimestre.

Parmi les points positifs du rapport financier de mercredi, Twitter dit avoir augmenté ses recettes publicitaires de 121% sur un an au quatrième trimestre, à 220 millions de dollars dont 75% tirés des accès mobiles au réseau. Les revenus tirés de la publicité sont très surveillés pour les services gratuits sur internet, car ils sont indispensables pour leur financement.

/ATS


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