Tournant énergétique en Suisse pas menacé après le séisme à St-Gall

La Confédération continue de compter sur la géothermie pour réaliser le tournant énergétique. Bien que cette technologie soit à l'origine du tremblement de terre de samedi à St-Gall, l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) attend l'analyse du séisme avant de tirer des conclusions.

Il est encore trop tôt pour parler d'un échec de la géothermie en Suisse, a indiqué Marianne Zünd, porte-parole de l'OFEN. Les autres projets liés à cette technologie sont difficilement comparables avec celui de St-Gall.

"Les circonstances, comme la nature du sol, sont partout différentes, et il s'agit d'une technologie en plein développement. Pour ces raisons, chaque projet constitue en soi un projet pilote et l'on ne peut pas tirer des conclusions générales sur la base des expériences faites sur un seul site", a-t-elle expliqué.

Projet considéré comme sûr

La technique utilisée sur le site st-gallois présente peu de risques. Le projet avait en outre été considéré comme sûr. Le tremblement de terre ne peut être imputé qu'à l'arrivée de gaz sur les lieux du forage, ajoute-t-elle.

L'OFEN reste serein: même si la géothermie devait être abandonnée, le tournant énergétique en Suisse ne serait pas remis en question. Selon les scénarios de l'office fédéral, les besoins se monteront en 2050 à quelque 60 térawatt-heures par an. La géothermie devrait en fournir 4, soit environ 6%. Le photovoltaïque ou la nanotechnologie pourraient reprendre cette part à leur charge, estime Mme Zünd.

Vie des travailleurs en danger

Le chef des services industriels de la ville de St-Gall, Ivo Schillig, a par ailleurs justifié les mesures qui ont provoqué le séisme d'une magnitude de 3,6 samedi vers 05h30.

Vendredi, les responsables du projet de centrale géothermique ont constaté une arrivée de gaz importante dans le forage, à laquelle ils ne s'attendaient pas. Pour éviter qu'une fuite se produise, ils ont injecté 650 mètres cubes d'eau dans le trou et d'autres substances visant à le boucher.

Le forage aurait pu être détruit et la vie des personnes présentes était en danger, affirme M. Schillig dans une interview à la "SonntagsZeitung".

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