Rapport: la Suisse au 20e rang pour son climat des affaires

La Suisse s'est hissée de deux rangs à la 20e place au palmarès 2015 des pays avec le meilleur climat des affaires. Singapour en tête, France 31e et Erythrée lanterne rouge: la Banque mondiale a présenté une version remaniée de son classement afin de faire taire les critiques sur sa pertinence.

L'édition 2015 du rapport "Doing Business", dévoilée à Washington, passe au crible le cadre réglementaire s'appliquant aux petites et moyennes entreprises dans 189 économies. Sont notamment évalués les conditions du lancement de l'activité, l'accès à l'électricité ou au crédit ainsi que la fiscalité.

En épluchant les réglementations locales et en agrégeant les résultats obtenus auprès de plus de 10'000 professionnels, la Banque mondiale parvient à un classement de l'attractivité des pays qui a fait couler beaucoup d'encre.

Mécontente de son rang, la Chine avait tapé du poing sur la table fin 2012 et exigé la suppression pure et simple d'un classement qui risquait, selon elle, de "ruiner la réputation" de la Banque. D'autres voix avaient pointé d'importantes failles méthodologiques.

Evalutation cruciale des grands pays

Ce rapport "avait tous les ingrédients pour être à la fois important et controversé, ce qu'il n'a pas manqué d'être", admet le chef économiste de la Banque mondiale Kaushik Basu. Il reconnaît lui-même avoir critiqué "Doing Business" quand il conseillait le gouvernement indien.

Face à ces réserves, la Banque a modifié sa méthodologie en affinant l'étude de certains indicateurs et en approfondissant ses évaluations dans les pays de plus de 100 millions d'habitants.

Malgré ces changements, le classement 2015 consacre à peu près le même quinté que l'édition précédente. Singapour, leader depuis l'édition 2007, reste en tête, suivi par la Nouvelle-Zélande, Hong Kong, le Danemark et la Corée du Sud.

La Chine devant le Brésil

Seul changement notable, les Etats-Unis sont éjectés de ce "top 5" et pointent désormais à la 7e position. La France grappille quant à elle deux places pour se hisser au 31e rang.

La Chine continue d'avoir des raisons d'être mécontente malgré ses récriminations. Elle reste dans le ventre mou du classement (90e), même si elle grappille 3 places et devance d'autres grands pays émergents comme le Brésil (120e) ou l'Inde (142e).

"La controverse vient souvent du fait de voir dans ce rapport (...) davantage qu'il ne reflète", explique M. Basu dans son avant-propos. Et de préciser que le "Doing Business" ne saurait être vu comme un signe de performance économique des pays.

/ATS


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