Politique monétaire: la BNS maintient le cap

La Banque nationale suisse (BNS) a décidé jeudi de maintenir le cap de sa politique monétaire à l'issue de son appréciation trimestrielle. Elle conserve inchangée sa perspective de croissance pour l'économie, avec un taux compris entre 1 et 1,5% cette année. La BNS a par ailleurs salué l'accroissement des fonds propres des grandes banques.

L'institut d'émission garde aussi son instrument de référence, le Libor à trois mois, dans une marge de fluctuation comprise entre 0,0 et 0,25%, confirmant sans surprise la poursuite d'une politique de taux zéro en vigueur depuis quatre ans environ.

Il a aussi annoncé que le taux plancher de 1,20 franc pour un euro, en vigueur depuis le 6 septembre 2011, demeurait le standard, dans un contexte empreint toujours d'incertitudes et où la devise suisse reste à un "niveau élevé".

Thomas Jordan, président de la direction générale de la BNS, estime que le franc devrait continuer de faiblir ces prochains trimestres, mais que le risque de nouvelles pressions soudaines à la hausse n'est pas écarté.

Assurer la stabilité financière

Selon le président de la BNS, la crise financière a montré qu'il était indispensable d'assurer non seulement la stabilité des prix mais aussi la stabilité financière pour garantir une évolution équilibrée de la conjoncture.

Les risques pour l'économie suisse demeurent importants et proviennent avant tout, comme jusqu'ici du contexte international. Un affaiblissement de la dynamique conjoncturelle mondiale n'est pas à exclure, note Thomas Jordan.

Si la croissance de l'économie suisse s'est redressée au 1er trimestre, c'est grâce à l'évolution de la demande intérieure. S'agissant du niveau des prix, la BNS table sur un taux d'inflation toujours négatif de 0,3% cette année, contre -0,2% en mars dernier.

Fonds propres des banques

Après avoir tiré la sonnette d'alarme l'an passé, la BNS salue les efforts mis en oeuvre par UBS et Credit Suisse afin d'améliorer leur dotation en capitaux propres. Toutefois, prudent, l'institut d'émission juge leur niveau encore trop bas, compte tenu des risques et des pertes liées à la récente crise des marchés.

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