Pilatus confiant dans la vente des PC-21 à la Suède

Le président du conseil d'administration de Pilatus, Oscar Schwenk, est confiant malgré le non aux Gripen dimanche dernier. La vente d'une vingtaine d'avions d'entraînement PC-21 à la Suède reste d'actualité. "Je suis optimiste: le PC-21 volera un jour pour l'armée suédoise", a-t-il déclaré dans une interview à l'hebdomadaire "Finanz und Wirtschaft".

Le "non" des Suisses le 18 mai au Gripen a simplement ralenti les négociations pour la livraison des avions d'entraînement, sans les interrompre, a ajouté Oscar Schwenk sur les ondes de la radio publique alémanique. En cas d'acceptation du fonds pour les avions suédois, des Pilatus auraient déjà pu être livrés dans deux ans.

"Nous sommes très occupés même sans les affaires compensatoires suédoises", a-t-il tenu à préciser. Déjà 84 des nouveaux avions d'affaires de l'entreprise ont été commandés.

Ces contrats entre entreprises suisses et étrangères ne sont de toute manière qu'un "non-sens absolu", notamment à cause du risque de divulguer des secrets militaires en même temps que les technologies sont échangées, a critiqué le patron de Pilatus.

Des Pilatus comme police du ciel

Les affaires compensatoires n'ont de sens que si l'entreprise peut accéder à de nouvelles technologies, à un nouveau marché ou vendre ses propres produits. Par ailleurs, ces transferts de connaissances requièrent des entreprises adéquates et un personnel formé dans le nouveau pays. "Il aurait été plus malin de fabriquer le Gripen en Suède et ainsi de l'obtenir pour bien moins cher", a-t-il argumenté.

Revenant sur le débat à propos de l'aviation suisse, Oscar Schwenk a estimé, pas entièrement désintéressé, que la Suisse pourrait imiter l'Irlande et utiliser des avions d'entraînement PC-21 armés pour assurer la police du ciel. Ils pourraient ainsi assurer la sécurité aérienne pendant le Forum économique mondial (WEF), par exemple.

/ATS


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