Peer Steinbrück aimerait relancer un accord fiscal avec la Suisse

En pleine campagne électorale pour la Chancellerie allemande, Peer Steinbrück (SPD) promet, en cas de victoire, de soutenir notamment le projet d'Union bancaire européenne. Il souhaite aussi relancer un accord fiscal avec la Suisse.

Cinq ans après la crise financière, le candidat social-démocrate et ancien ministre des Finances d'Angela Merkel tire un bilan positif. A ses yeux, le système bancaire est certainement devenu plus sûr. Même s'il y a encore beaucoup à faire, a-t-il dit lors d'un entretien à l'agence Reuters.

"Beaucoup de banques européennes ont encore des problèmes", a-t-il rappelé (...) Il y a peut-être aussi certaines banques européennes qui devraient être liquidées", estime-t-il. Fondamentalement, les institutions financières et leurs actionnaires devraient payer pour les crises à venir.

Le projet d'Union bancaire européenne va dans ce sens puisqu'il a notamment pour ambition d'éviter progressivement que les contribuables ne doivent mettre la main à la poche en cas de sauvetage ou de faillite d'une banque.

Accord fiscal

Peter Steinbrück ne rejette pas un accord fiscal avec la Suisse. L'accord Rubik a été négocié par le gouvernement d'Angela Merkel et refusé l'an dernier par le parlement allemand, dominé par les sociaux-démocrates et les Verts.

"J'aimerais reprendre les négociations avec la Suisse mais avec des conditions très différentes." Il plaide pour une intensification des efforts au niveau européen. Il préconise aussi de relancer le débat sur les stratégies d'optimisation fiscale des grandes entreprises, lesquelles sont légales jusqu'ici.

Les législatives allemandes sont prévues le 22 septembre. M. Steinbrück espère détrôner Angela Merkel, l'actuelle chancelière.

/SERVICE


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