Nouveau président iranien prêt à négocier sur le nucléaire

L'Iran est prêt à des négociations sérieuses avec les grandes puissances pour résoudre la crise du nucléaire iranien, a déclaré mardi le nouveau président Hassan Rohani lors de sa première conférence de presse. Evoquant la Syrie, il a là aussi insisté sur l'importance du dialogue pour sortir de la crise.

M. Rohani s'est montré favorable à des discussions "sans perte de temps" avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et l'Allemagne pour lever leurs inquiétudes. Il a précisé qu'il allait nommer une nouvelle "équipe de négociateurs".

"Le programme nucléaire est une question nationale. Le gouvernement insiste sur les droits nucléaires conformes aux règles internationales. Nous ne céderons pas sur les droits de notre nation mais nous sommes partisans de dialogue et d'entente", a-t-il ajouté. Pour lui, l'enrichissement d'uranium est toutefois le "droit indéniable" du pays.

Le nouveau président iranien a été chef des négociateurs sur le dossier nucléaire au début des années 2000. Il avait accepté à l'époque la suspension de l'enrichissement d'uranium.

La représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a écrit directement au nouveau président iranien, souhaitant des "discussions significatives" sur la question.

Soutien à Bachar el-Assad

Le nouveau chef d'Etat a aussi abordé la Syrie, l'Iran étant l'allié régional du président syrien Bachar al-Assad. "La crise doit être réglée par la négociation entre tous les groupes et le gouvernement et par des élections et la démocratie", a déclaré M. Rohani. Il a aussi appelé "à expulser les groupes terroristes" du pays.

L'Iran prône une solution politique en Syrie mais est accusé par les rebelles et les pays qui les soutiennent de fournir des armes au régime de Bachar al-Assad, ce que Téhéran a toujours nié.

Critiques contre les Etats-Unis

M. Rohani a encore critiqué les dirigeants américains qui "comprennent mal" l'Iran. Il s'en est pris aux lois votées par la chambre des représentants et les appels de sénateurs américains à un durcissement des sanctions contre l'Iran.

"Les intérêts d'un pays étranger (Israël, ndlr) et d'un groupe ont été imposés aux députés américains et nous disons que cela ne répond pas aux intérêts des Etats-Unis", a-t-il ajouté.

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