Neuchâtel serre la vis dans l'aide sociale et les salaires

C'est au tour du canton de Neuchâtel de se serrer la ceinture. Le Conseil d'Etat prévoit un déficit de 25,6 millions de francs au budget 2014, qu'il accompagne de mesures de restriction notamment en matière d'aide sociale et de politique salariale.

L'établissement du budget a été très difficile, a souligné mercredi devant la presse Laurent Kurth, président du Conseil d'Etat. Le gouvernement, renouvelé ce printemps, a eu peu de temps et a hérité de bases budgétaires "optimistes, voire incertaines".

Au final, la hausse des revenus (+2,6% à 2,08 milliards) ne compense pas celle des charges (+3,2% à 2,11 milliards). "Des logiques néfastes sont à l'oeuvre, qui dévorent la progression des recettes, entretiennent le déséquilibre structurel et empêchent de relever les défis nouveaux", a expliqué Laurent Kurth.

Pour freiner la croissance des charges dans l'action sociale, le gouvernement modifie les normes d'aide matérielle destinées notamment aux jeunes (dont la limite d'âge passe de 30 à 35 ans) et aux personnes sans charge de famille. Les réductions de prestations atteignent 4 millions de francs.

Prévention

"Nous ne sommes pas en train de dire qu'il faut faire le ménage et mettre de l'ordre dans l'aide sociale: nous prenons ces mesures dans une logique de contrainte financière", a souligné Jean-Nat Karakash, en charge du département concerné. Et d'ajouter que ces efforts sont contrebalancés par une logique préventive accrue, notamment via un renforcement du suivi social et de l'intégration professionnelle.

Le gouvernement ne veut pas mettre en difficulté les personnes qui se trouvent juste au-dessus du seuil, qui ont un travail mais dont la situation est tendue. C'est pourquoi il mettra l'accent sur des subsides tels que la réduction des primes d'assurance-maladie.

Sur le plan salarial, le Conseil d'Etat veut pratiquer une indexation négative pour le personnel administratif et les enseignants, au vu de la baisse de l'indice des prix à la consommation. Mais il propose au Grand Conseil de ne le faire que partiellement, à 0,32%, plutôt qu'intégralement à 0,6%.

/SERVICE


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