Machines-outils: Tornos a doublé sa perte en 2013

Le fabricant prévôtois de machines-outils Tornos a bouclé un difficile exercice 2013 sur une perte nette de 45,6 millions de francs. Elle représente un peu plus du double de celle de 22,6 millions essuyée l'année précédente.

La perte opérationnelle (EBIT) est pour sa part ressortie à 35,9 millions de francs, supérieure de 13,6 millions à celle de 2012, pour un chiffre d'affaires brut - déjà publié en janvier - en repli de 16% à 155,3 millions de francs. Les entrées de commandes ont pour leur part baissé de 14% à 151,9 millions de francs.

Le contexte macroéconomique difficile a "pesé sur les résultats", a expliqué le groupe dans son bilan annuel publié lundi. De plus, le coût de la réorientation stratégique amorcée à l'automne 2012 et qui a été largement mise en oeuvre au cours de 2013 a "lourdement" marqué les comptes annuels.

"L'adaptation de l'organisation et la simplification de la structure depuis 15 mois ont débouché sur une réduction de l'effectif en Suisse de presque 40%", note le groupe. Tornos emploie actuellement environ 570 personnes au total. La direction a également été ramenée de sept à trois membres.

Trésorerie nette positive

Selon le fabricant, ces mesures n'ont pas "encore déployé tous leurs effets sur le résultat 2013". Néanmoins, "le seuil de rentabilité a pu être abaissé", ajoute-t-il.

Malgré les mauvais résultats enregistrés par Tornos en 2012 et 2013, la situation financière du groupe "reste solide", affirme-t-il. Les fonds propres s'élèvent à 51,1% du total du bilan et le fabricant bénéficie d'une trésorerie nette positive.

Fin novembre 2013, l'industriel alémanique Walter Fust, propriétaire de Starrag, a lancé une offre publique d'achat (OPA) sur Tornos. A mi-janvier 2014, son opération d'acquisition a abouti.

Le premier objectif du fabricant pour 2014 est d'introduire des produits supplémentaires. Tornos veut également développer de nouveaux débouchés en dehors de l'Europe. Pour l'année en cours, le groupe vise à atteindre "un résultat proche de l'équilibre", pour antant que l'environnement économique ne se détériore pas.

/ATS


Actualisé le