Les nuages noirs s'accumulent au-dessus de Disneyland Paris

Le comité d'entreprise d'Euro Disney se retrouve lundi au petit matin pour une réunion extraordinaire sur la "situation financière". Cette convocation en urgence n'augure rien de bon pour l'entreprise en proie à une désaffection du public.

Les membres du comité ont en effet reçu vendredi leurs convocations, avec un seul point à l'ordre du jour: la "situation financière de l'entreprise", ont annoncé des sources concordantes à l'AFP. "Ça ne sent pas bon", a estimé une des sources.

Le comité extraordinaire de lundi est programmé à 07h00, selon les trois sources de l'AFP. Cet horaire très matinal est lié à l'ouverture à 09h00 de la Bourse de Paris, les communications financières se faisant en principe en dehors des heures de fonctionnement de la place où la société est cotée, afin de ne pas créer trop de perturbations sur le cours des actions.

Difficultés financières

Si des interrogations planent encore sur les annonces qui pourraient être faites lundi, les difficultés financières de l'entreprise, qui souffre d'une érosion continue de fréquentation sur son site Disneyland Paris, ne sont un mystère pour personne.

Crise oblige, la première destination touristique privée d'Europe fait moins le plein avec un impact sans équivoque dans ses résultats puisqu'au premier semestre 2013-2014 (d'octobre à fin mars), Euro Disney a ainsi creusé de 16% sa perte nette à 103,6 millions d'euros (125,4 millions de francs). Sur cette période, la trésorerie avait fondu de 24 millions d'euros en six mois, terminant à 54,1 millions d'euros à fin mars.

Emprunt à la maison mère

Au premier semestre, l'entreprise avait dû emprunter 100 millions d'euros à sa maison mère américaine, en recourant à une ligne de crédit réutilisable ouverte par The Walt Disney Company lors du refinancement de la dette du groupe en 2012.

Si Disneyland Paris reste la première destination touristique privée en Europe, elle a néanmoins perdu un million de visiteurs l'an dernier, repassant sous les 15 millions. Au premier semestre 2014, la tendance s'était poursuivie avec 400'000 visiteurs en moins (-6%).

/ATS


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