Les négociateurs entrent dans le vif du sujet à Genève

Les négociateurs des grandes puissances et de l'Iran entrent dans le vif du sujet jeudi à Genève et commencent à discuter dans le détail un projet d'accord intérimaire sur le nucléaire iranien. Mais le chef de l'équipe de négociateurs iraniens a affirmé que son pays n'accepterait aucun accord s'il n'intégrait pas le droit à l'enrichissement d'uranium.

Abbas Araghchi, vice-ministre iranien, a également jeté un doute sur une avancée dans ces discussions en raison du "manque de confiance" actuel face aux représentants du groupe du 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).

"Aucun accord qui ne comprendra pas l'enrichissement d'uranium du début à la fin ne sera accepté", a indiqué M. Araghchi avant la reprise des discussions, cité par l'agence officielle IRNA.

Jeudi, "on rentre dans le dur, on discute des vrais sujets. Le travail va être de plus en plus précis, ça devient concret", a expliqué auparavant un négociateur occidental à l'issue de la première journée de discussions à Genève. Le troisième round de négociations depuis mi-octobre avait été lancé mercredi.

Khamenei

Les discussions "détaillées" auront lieu entre la délégation iranienne emmenée par le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif et la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Elles porteront sur un texte agréé le 9 novembre dernier lors des précédentes négociations.

Ce texte est un "accord intérimaire" de six mois prévoyant une limitation du programme nucléaire de Téhéran en échange d'un allègement limité de sanctions.

Mercredi, le guide suprême iranien Ali Khamenei avait répété que son pays ne reculerait pas sur ses "droits nucléaires". L'ayatollah a également lancé une violente attaque contre Israël.

Le président français François Hollande a exhorté l'Iran à "apporter des réponses et pas des provocations", tandis que le secrétaire d'Etat américain John Kerry a rejeté par avance tout accord qui permettrait de "faire gagner du temps" à Téhéran et ne répondrait pas aux "inquiétudes fondamentales" de la communauté internationale.

/ATS


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