Les PME suisses affichent de la considération pour leurs employés

Les PME suisses se démarquent quelque peu de leurs homologues européennes dans la manière d'affronter la concurrence. Elles préfèrent soigner leurs collaborateurs plutôt que de se lancer à tout prix dans la conquête de nouveaux clients, révèle une étude de l'assureur Zurich Suisse.

La forte concurrence qui règne sur les marchés (en termes de prix et de marges) inquiète passablement les PME suisses, à hauteur de 40% d'entre elles. Seules leurs homologues du Royaume-Uni et des Emirats arabes unis font part de taux plus élevés, la moyenne relevée dans les douze pays considérés par l'étude se situant à 36%.

Les petites et moyennes entreprises (PME) helvétiques misent en priorité sur l'épanouissement de leurs employés (à 27,2%), ainsi que sur la diversification de leur offre de produits (à 31,6%) pour répondre à la concurrence. Le constat ressort du sondage publié mardi par Zurich Assurances et mené auprès de 3000 sociétés.

Le taux moyen des réponses privilégiant les collaborateurs atteint seulement 14,1% dans toutes les entités sondées, l'Allemagne par exemple affichant 14% et l'Italie seulement 3,2%. Ce qui fait des PME suisses presque une exception, commente l'assureur zurichois.

Réduire les coûts

L'idée qui prévaut en Suisse consiste aussi à gérer de nouveaux marchés d'exportation et à augmenter les salaires, précise Zurich Assurances. Ailleurs, dans des pays comme l'Espagne, l'Italie et le Portugal, les PME privilégient la réduction des coûts et des frais.

En Australie et dans les Emirats arabes unis, les entreprises cherchent avant tout à pénétrer de nouveaux marchés étrangers. Les PME allemandes misent davantage que la moyenne sur la vente par Internet (à 19,2%).

Le choix de miser sur la conquête de nouveaux segments de clientèle recueille globalement 33% des avis. Le phénomène est particulièrement marqué auprès des petits et moyens entrepreneurs brésiliens (pour plus de la moitié d'entre eux).

La corruption inquiète peu

En Suisse et en Allemagne, les PME apparaissent par contre peu préoccupées par des facteurs qui font pourtant beaucoup parler, comme les catastrophes naturelles, la cybercriminalité ou la corruption.

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