Les Etats-Unis réclament des données de clients de Julius Bär

Alors qu'un accord dans le différend fiscal avec les Etats-Unis est dit imminent, l'autorité fiscale américaine IRS (Internal Revenue Service) ne lâche pas le morceau. Elle a déposé auprès de l'Administration fédérale des contributions (AFC) une demande d'assistance administrative contre des clients de la Banque Julius Bär. Le président du conseil d'administration de Credit Suisse (CS), Urs Rohner, plaide lui pour un accord rapide avec les Etats-Unis.

Après l'UBS et le Credit Suisse, c'est la troisième banque suisse confrontée à une demande groupée en provenance des Etats-Unis. Porte-parole de Julius Bär, Sabine Jaenecke a confirmé mardi à l'ats avoir reçu la décision de remise des documents de la part de l'AFC. Elle revenait sur une information de la "Neue Zürcher Zeitung".

La demande porte sur des contribuables américains soupçonnés de fraude fiscale durant les années 2002 à 2012. La porte-parole n'était pas en mesure d'en préciser le nombre.

Plus possible d'ignorer le problème

"Il est irréaliste de croire que nous pourrons continuer à contourner le problème sur le long terme et qu'il finira par se résorber de lui-même", juge de son côté Urs Rohner dans un entretien publié mardi par la "Neue Zürcher Zeitung".

Selon lui, il ne s'agit pas de mener une politique en faveur des grandes banques et au détriment des petits établissements. C'est dans l'intérêt de la place financière et de chaque établissement de conclure rapidement l'ensemble du dossier américain, assure Urs Rohner.

"Il ne fait aucun doute que cette question exige une approche générale, d'autant plus que UBS est parvenu un accord avec les autorités américaines", explique le banquier, qui plaide pour une solution globale.

/SERVICE


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