Les CFF vont devoir supporter des surcoûts d'entretien du réseau

Les CFF devront faire des économies, y compris dans le personnel, et faire une croix sur certains travaux pour assurer le financement de leur infrastructure. Ils devront supporter seuls des surcoûts d'entretien du réseau de 150 millions par an jusqu'en 2016. Puis la Confédération pourrait passer à la caisse.

L’Office fédéral des transports (OFT) a annoncé lundi s'être entendu avec l'ex-régie sur une solution de financement. Pour trouver les 300 millions de francs nécessaires en 2014 et en 2015, les CFF devront recourir à deux types de mesures.

Quelque 150 millions pourront être dégagés en puisant dans le bénéfice de l'entreprise. Les autres 150 millions se feront en partie au détriment du personnel et des travaux. Au chapitre des "mesures entrepreneuriales", on retrouve un renforcement de l'efficacité mais aussi des mesures d’économie dans toute l'ex-régie.

Les postes vacants des unités administratives des CFF seront repourvus après un délai de six mois. L'entreprise va aussi reporter voire abandonner une série projets d’aménagement. Elle ciblera les travaux jugés isolés et mineurs.

Les projets d’aménagement des NLFA et des raccordements au réseau à grande vitesse ne seront pas concernés, pas plus que les développements de l'infrastructure ferroviaire réunis sous les acronymes de ZEB, puis de PRODES 2025. Les CFF ne devront en outre faire aucun compromis sur la satisfaction de leur clientèle. Sécurité et ponctualité sont prioritaires.

Confédération à la rescousse

Si ces mesures ne suffisent pas pour couvrir les surcoûts, l’OFT prévoit de demander une hausse des crédits accordés à l'ex-régie, pour 2016 au plus tôt. CFF Infrastructure devra présenter un résultat équilibré cette année-là. L’augmentation escomptée du coup de pouce fédéral est de 100 à 130 millions au maximum. Elle sera assurée par le nouveau Fonds d’infrastructure ferroviaire.

Fin mai, le besoin de rattrapage dans l'entretien du réseau était estimé à 2,3 milliards, soit davantage que supposé auparavant. Les rails en particulier souffrent de la densité du trafic et du fait que les trains sont plus lourds et accélèrent plus fortement que par le passé.

Quelque 71% des installations sont en bon ou en très bon état, 22,5% dans un état moyen, et l’état de 6,5% d'entre elles a été jugé mauvais ou critique. Aucune installation ne se trouve dans un état très critique. En 2013, les CFF ont assumé, sur leurs propres fonds, des charges supplémentaires de près de 129 millions de francs.

/ATS


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