Le secteur de la croisière progresse en Europe malgré le Concordia

L'industrie de la croisière reste en plein essor en Europe, où elle a contribué à hauteur de 37,9 milliards d'euros (46,6 milliards de francs) à l'économie du continent en 2012, soit une croissance de 3,1% sur un an malgré la crise et le naufrage du Costa Concordia, selon une étude publiée mardi.

Le secteur employait 327'000 personnes en 2012 en Europe, soit 12'000 de plus qu'en 2011, selon ce rapport de CLIA Europe, branche européenne de l'association internationale des compagnies de croisières CLIA, présenté mardi à Bruxelles et dont l'AFP a eu copie. Face aux Etats-Unis, leader mondial de la croisière et marché désormais mature, l'Europe grignote des parts de marché.

Si le nombre de passagers de croisières dans le monde a doublé en une décennie, passant de 11,1 millions en 2002 à 20,9 millions en 2012, selon CLIA, le nombre d'Européens effectuant une croisière a lui quasiment triplé dans l'intervalle, pour atteindre 6,26 millions en 2012, soit environ 30% du total mondial.

Par ailleurs, jamais l'Europe n'a autant attiré de croisiéristes: 5,7 millions de passagers ont embarqué pour une croisière en 2012 depuis un port européen, un record et une progression de 2,5% par rapport à 2011. Parmi eux, 900'000 étaient originaires de pays en dehors de l'Europe.

Chantiers navals européens sen tête

Du côté de la construction de navires de croisières, les chantiers navals européens restent en tête avec 20 paquebots en commande, pour des livraisons prévues entre 2013 et 2016. Parmi ces 20 bateaux, 9 sont construits en Italie, 6 en Allemagne, 3 en France et 2 en Finlande. La valeur totale de ces commandes est d'environ 10,6 milliards d'euros, souligne le rapport.

Les Britanniques restent les principaux amateurs de croisières en Europe (1,7 million de passagers britanniques) et l'Italie, la première destination, en dépit du naufrage du paquebot Concordia qui avait fait 32 morts en janvier 2012 près des côtes toscanes. Plus de 2 millions de passagers ont embarqué dans des ports italiens en 2012, soit plus d'un tiers du marché européen (36,1%).

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