Le prix du cervelas pourrait prendre l'ascenseur

La saison des grillades qui approche pourrait avoir un goût légèrement amer pour les gourmets. L'Union professionnelle suisse de la viande (UPSV) réclame des hausses de prix d'environ 15% pour le porc et de 10% pour les charcuteries et saucisses. Une mesure selon elle nécessaire pour préserver les marges des bouchers.

Pour le consommateur, cela représenterait 15 centimes de plus par 100 grammes de cervelas, soit par saucisse environ, écrit la faîtière. Cette augmentation s'avère inévitable devant la progression de 30% des tarifs d'abattage des cochons depuis 2012, et celle de 9% pour les vaches.

Les boucheries-charcuteries artisanales, tout comme les entreprises de transformation, n'ont pas profité de ces hausses, a expliqué à l'ats Ruedi Hadorn, directeur de l'UPSV. Les renchérissements dans le commerce de détail se sont révélés insuffisants pour les compenser.

Les raisons de la hausse des prix des matières premières sont diverses. L'offre en viande de porc, qui constitue près de 45% de la consommation totale, a baissé ces dernières années. Il en va de même pour les vaches, dont les effectifs diminuent, notamment en raison de la baisse du prix du lait et des premiers effets négatifs de la politique agricole 2014-2017, avance l'organisation faîtière.

Commerce de détail en cause

Des augmentations des tarifs des matières premières se sont déjà produites dans le passé. Ce qui est nouveau, c'est qu'elles ne se reflètent aujourd'hui pas dans les étalages, souligne M. Hadorn. Ce qui est dû à la féroce concurrence régnant dans le commerce de détail et parmi les grossistes, estime le directeur de l'UPSV.

Des prix élevés sont également dans l'intérêt des consommateurs. Ils permettent de leur proposer des produits de la région, en quantité et qualité suffisantes, affirme M.Hadorn. En outre, un ménage moyen ne dépense que 2% de son budget pour ses achats en viande, ajoute la faîtière dans son communiqué.

/ATS


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