Le litige CFF-Bombardier ne coûtera rien aux contribuables suisses

Le litige entre les CFF et le constructeur Bombardier autour de la livraison retardée de nouvelles rames à deux étages ne coûtera rien aux contribuables. C'est ce qu'affirme le patron des CFF Andreas Meyer dans une réponse au PLR, qui avait publié une lettre ouverte à l'adresse de l'entreprise.

"Si des coûts non couverts par les peines conventionnelles devaient apparaître, ils ne seraient pas reportés sur les contribuables", répondent les CFF dans leur lettre datée de jeudi et signée par Andreas Meyer et Jeannine Pilloud, cheffe de la division voyageurs. Le bénéfice serait certes réduit et donc aussi la marge de manoeuvre pour d'autres investissements.

Se référant à des documents internes des CFF, l'émission "Rundschau" de la télévision alémanique avait rapporté mercredi que Bombardier réclame 326 millions de francs aux CFF. Dans la lettre, les CFF précisent que le constructeur a évoqué ce montant dans un échange de missives mais qu'il n'y a pas d'exigences de sa part.

Les CFF ajoutent qu'ils se préparent à des négociations exigeantes. "Il est évident que des fournisseurs s'efforcent de réduire le plus possible le montant des peines pécuniaires conclues". Les CFF et Bombardier ont convenu de ne rien dire sur ces sommes.

Accusations mutuelles

Les deux entreprises se rendent mutuellement responsables des retards de livraison des nouvelles rames. Les CFF rejettent catégoriquement l'affirmation du constructeur, qui les accuse d'avoir causé les retards en s'immisçant dans le projet.

Une partie des retards est due à des plaintes d'organisations de handicapés, raison pour laquelle les voitures ont dû être adaptées, expliquent les CFF. "Les autres retards sont grandement imputables à des problèmes techniques chez Bombardier".

A l'origine, la livraison des nouvelles voitures était prévue pour la fin 2013. Elle a ensuite été reportée à 2015. Mais cette date n'est plus certaine non plus, a déclaré Andreas Meyer dans la presse alémanique le 5 janvier.

Le PLR a alors envoyé une lettre ouverte aux CFF. Le secrétaire général du parti Stefan Brupbacher a précisé à l'ats que le PLR allait analyser la réponse de l'entreprise et observer la suite.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus