Le SMI en fort recul dans le sillage de la Bourse de Tokyo

La Bourse suisse a fortement reculé jeudi dans le sillage de Tokyo. L'indice Swiss Market Index (SMI) de ses 20 valeurs vedettes a perdu 2,84% ou 239,09 points, clôturant à 8168,52 points.Les bourses européennes également ont clôturé en forte baisse jeudi, après un "rally" de près de cinq semaines. Les acteurs sont inquiets quant à la perspective de voir un début de réduction des mesures de soutien à l'économie américaine par la Réserve fédérale évoquée mercredi par son président Ben Bernanke devant une commission du Congrès.Ailleurs, Paris a perdu 2,07% à 3967,15 points, après avoir fait un bond de 12,55% au cours des cinq dernières semaines. Londres a cédé 2,1%, Francfort aussi, Milan 3,06% et Madrid 1,4%.Wall Street a en revanche plutôt bien résisté à la vague de froid, le Dow Jones Industrial Average ne cédant que 0,08% ou 12,67 points, à 15'294,50 à la clôture. Le Nasdaq, à dominante technologique, a lui lâché 0,11% ou 3,88 points à 3459,42 et le Standard & Poor's 500 0,29% ou 4,84 points à 1650,51.Forte baisse du NikkeiPlus tôt dans la journée, la Bourse de Tokyo avait terminé jeudi en très forte baisse de 7,32% à l'issue d'une séance frénétique, après un bond d'environ 80% en six mois qui pourrait avoir provoqué une surchauffe. Le volume d'échanges a atteint 7,65 milliards d'actions, du jamais vu depuis la création de cette place boursière en 1949.Face au franc suisse, l'euro a reculé aux alentours de 1,25 franc, après avoir passé le cap de 1,26 franc mercredi, une première depuis deux ans. L'émergence des incertitudes du jour a provoqué un retour vers la devise helvétique en sa qualité de valeur refuge.Messages de la FedAprès avoir ouvert dans le vert, le marché tokyoïte a plongé après l'annonce que la production manufacturière en Chine se contracterait en mai d'après la banque HSBC, ce qui a relancé les inquiétudes sur la croissance dans la deuxième économie mondiale.Les investisseurs étaient en outre sensibles aux messages contrastés de la Fed sur un possible ralentissement de son soutien à l'économie américaine. Après avoir indiqué qu'il voulait éviter un tour de vis "prématuré" de sa politique monétaire ultra-accommodante, le président de la Fed, Ben Bernanke, a ensuite souligné que l'institution était prête à ralentir ses injections de liquidités dans l'économie. /SERVICE


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus