Le SECO prévoit une croissance économique à peine moins vigoureuse

L'économie suisse profite toujours d'une dynamique favorable, malgré un rythme à peine moins soutenu que prévu. Plus optimiste que Credit Suisse, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) anticipe désormais des taux de croissance de 2% cette année et de 2,6% en 2015.

Ces taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) sont à comparer aux 2,2% et 2,7% annoncés en mars par le SECO. Pour le groupe d'experts de la Confédération, mandaté par ce dernier, l'économie helvétique conservent intactes ses perspectives de développement, selon un document publié mardi.

Le SECO met en exergue deux tendances qui continuent à dominer le contexte général en Suisse: une dynamique interne vigoureuse accompagnée d'un développement timide des exportations.

En ce qui concerne le second facteur, le groupe d'experts déplore l'essor limité des exportations, qui en fait tendent à stagner depuis 2011. Credit Suisse, qui a aussi divulgué ses prévisions conjoncturelles mardi, se montre plus optimiste concernant l'export en le mentionnant comme source de croissance ces prochains mois.

Credit Suisse moins optimiste

Reste que la deuxième banque helvétique fait preuve de davantage de prudence dans ses attentes. Elle prévoit certes des taux de croissance inchangés pour 2014 et 2015 par rapport à ses précédentes anticipations, mais apparaît moins optimiste tout de même que le SECO (avec respectivement +2% et +1,8%).

Premier partenaire commercial de la Suisse, la zone euro se trouve dans une forme mitigée, déplore le SECO. Elle devrait connaître une croissance de 1% cette année et de 1,5% en 2015. L'Allemagne et l'Europe du Nord réaliseront une meilleure performance, alors que la France et le sud du continent seront moins dynamiques.

Les exportations suisses devraient malgré tout se renforcer progressivement, même si une inversion claire se fait attendre, regrette le groupe d'experts. Ces trois dernières années, seules la pharma-chimie et l'horlogerie, première et troisième forces exportatrices, ont véritablement tiré leur épingle du jeu.

/ATS


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