La zone euro est toujours fragile, les taux resteront bas

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a prévenu jeudi que des risques de dégradation continuaient de peser sur l'économie de la zone euro, en dépit d'une stabilisation hésitante. L'institut d'émission garde sa politique monétaire inchangée.

Sans surprise, la BCE avait auparavant maintenu son principal taux directeur à 0,50%. Au vu des risques continuant de peser sur la conjoncture, le conseil des gouverneurs "s'attend à ce que les taux d'intérêt restent à ce niveau ou plus bas sur une longue période", a dit Mario Draghi.

Récemment, "les indicateurs de confiance ont montré une amélioration, partant de niveaux bas, et confirmé le scénario d'une stabilisation de l'économie", a-t-il déclaré au cours de sa conférence de presse mensuelle à Francfort-sur-le-Main.

Mais les ajustements à l'oeuvre dans plusieurs pays de la zone euro, qui se traduisent par de grosses coupes budgétaires, "vont continuer à peser sur l'activité économique", a poursuivi Mario Draghi. Et d'ajouter que des "risques (continuaient) à peser" sur celle-ci. Parmi eux, le danger d'une évolution de la demande mondiale et dans la zone euro inférieure aux attentes.

Gros progrès

Mais les politiques menées dans la zone euro portent leurs fruits, a jugé Mario Draghi, estimant que "de manière générale, de gros progrès ont été faits depuis l'an dernier", sur le front de la consolidation budgétaire et des réformes structurelles.

Tant que la situation économique restera fragile, et que les prévisions continueront de tabler sur une inflation modérée pour la zone euro, la BCE maintiendra ses taux bas, a promis Mario Draghi.

Cet engagement sur le modèle de ce que pratiquent d'autres grandes banque centrales, sera "valable jusqu'à nouvel ordre", a précisé Mario Draghi, et ce même s'il n'est pas répété chaque mois.

/SERVICE


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