La stratégie énergétique ne sera pas liée à l'initiative des Verts

Le sort de la stratégie énergétique 2050 ne sera pas lié à celui de l'initiative populaire des Verts "Sortir du nucléaire". Par 156 voix contre 36, le Conseil national a refusé d'en faire un contre-projet indirect. Le risque de faire capoter ce vaste projet mêlant économies d'énergie et promotion du courant vert est ainsi écarté.

Si la stratégie est considérée comme un contre-projet à l'initiative exigeant de débrancher les centrales nucléaires après 45 ans, elle risque d'être enterrée en cas de "oui" populaire. Pourtant, elle complète largement le texte des Verts et pourra être appliquée tant en cas d'acceptation qu'en cas de refus de ce dernier, a expliqué Thomas Maier (PVL/ZH). Comme le Conseil fédéral, une minorité PDC/PVL aurait préféré lier les deux objets.

Par 139 voix contre 54, la Chambre du peuple a refusé de soumettre la révision de la loi sur l'énergie à une votation populaire obligatoire, comme l'aurait souhaité Walter Wobmann (UDC/SO). La droite, qui conteste la stratégie énergétique, veut juste s'économiser l'effort de récolter des signatures pour faire aboutir un référendum, a estimé la majorité.

PLR et UDC ont aussi échoué dans leur tentative de limiter l'attribution de subventions aux énergies vertes jusqu'en 2020. Au vu du référendum probable, la stratégie énergétique entrera en vigueur au plus tôt en 2017, a fait valoir Doris Leuthard. Il serait insensé de restreindre le dispositif à trois ans.

La Chambre du peuple s'attaque maintenant au chapitre consacré à la taxe sur le CO2. Il n'est pas certain qu'elle puisse terminer l'examen de la stratégie énergétique avant 13h00. Le débat risque de se poursuivre mardi prochain.

/ATS


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