La patronne d'Easyjet ne craint pas la concurrence de Swiss

La directrice générale d'Easyjet, Carolyn McCall, ne craint pas la concurrence des compagnies aériennes traditionnelles qui s'immiscent dans le créneau des bas prix. Elles ne réussiront pas à passer du luxe au bon marché, comme Swiss tente de le faire en proposant des vols moins chers.

Leur structure est trop coûteuse, déclare la patronne de la compagnie aérienne à bas prix dans une interview parue dans l'"Aargauer Zeitung". Les problèmes de Swiss avec les pilotes dont elle veut baisser les salaires en sont un exemple, selon Mme McCall.

Une société de luxe ne peut en outre pas devenir soudainement un Aldi ou un Lidl. Dans le commerce de détail, aucun détaillant traditionnel n'est devenu un discounter, ajoute-t-elle.

Easyjet n'a pas non plus l'intention de lancer des vols long-courrier. Ce serait un tout autre modèle d'affaires, explique Mme McCall. La compagnie britannique préfère se concentrer sur son coeur de métier, à savoir des vols bon marché en Europe.

Grâce à son modèle d'affaires, Easyjet génère en moyenne un gain de 10,50 francs par passager, ajoute Mme McCall. Au total, la compagnie transporte 64 millions de personnes par an. A titre de comparaison, Swiss réalise un bénéfice de 14,50 francs par passager sur les vols long-courriers. Les activités en Europe ne lui rapportent actuellement rien.

Doutes autour de Bâle

Quant à l'avenir d'Easyjet à l'aéroport de Bâle-Mulhouse, il reste incertain. La France a annoncé qu'elle exigeait que les entreprises implantées à l'aéroport soient taxées uniquement selon le droit français à compter du 1er janvier 2015.

Si la décision est confirmée, le prix des vols va augmenter et le nombre d'avions Easyjet diminuer au départ de la cité rhénane, met en garde Mme McCall. Des alternatives devront être trouvées. L'aéroport de Zurich en est une, mais c'est l'un des sites les plus chers d'Europe, relève-t-elle.

/ATS


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