La justice américaine valide un nouvel accord sur les "subprimes"

La justice américaine a validé vendredi l'accord financier à 8,5 milliards de dollars conclu en 2011 par Bank of America. L'arrangement concerne un groupe d'investisseurs floués par les crédits immobiliers à risque, ou "subprime".

Une juge de la Cour suprême de l'Etat de New York a rejeté la demande de certains de ces investisseurs, dont l'assureur AIG, qui estimaient cette indemnisation insuffisante et soutenaient que l'accord était caduc du fait de "conflits d'intérêts", selon la décision consultée par l'AFP.

Selon la juge Barbara Kapnick, la New York Bank Of Mellon qui représentait les investisseurs floués n'a en réalité pas outrepassé son mandat et n'a pas agi de "mauvaise foi" en négociant l'accord financier avec Bank of America.

L'origine de cette affaire remonte à la crise financière de 2007-2008 provoquée notamment par les "subprimes", ces produits financiers adossés à des emprunteurs insolvables et qui ont perdu toute valeur avec l'effondrement du secteur immobilier.

Cherchant à obtenir réparation, plusieurs investisseurs s'étaient notamment retournés contre Countrywide, alors plus grand émetteur de "subprime". Emporté par la crise, cet établissement avait été racheté en 2008 par Bank Of America qui a dès lors hérité du contentieux clos vendredi par la justice new-yorkaise.

Elle-même sauvée de la faillite par les fonds publics en 2009, Bank of America a déjà payé un lourd tribut à la crise des "subprimes". En janvier 2013, elle avait notamment accepté de verser 11,6 milliards de dollars à Fannie Mae, le géant américain du refinancement immobilier, pour mettre fin à des poursuites liées aux crédits immobiliers qu'elle lui avait vendus avant la crise.

/ATS


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