La Suisse lève une partie des sanctions contre l'Iran

La Suisse lève une partie des sanctions économiques contre l'Iran. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de s'aligner sur l'exemple de l'Union européenne, qui avait annoncé la suspension partielle de l'embargo le 20 janvier.

L'interdiction frappant les échanges de métaux précieux avec des organes publics iraniens est levée. Le commerce de produits pétrochimiques, le transport de pétrole ainsi que les produits d'assurance et de réassurance qui y sont liés bénéficient également d'un assouplissement des sanctions. Ces mesures sont valables jusqu'au 14 août 2014.

La Suisse s'adapte ainsi à l'accord intérimaire conclu en novembre dernier à Genève sur le nucléaire iranien, a indiqué le vice-chancelier André Simonazzi à l'issue de la séance hebdomadaire du gouvernement.

Les ministres européens ont jugé que Téhéran a rempli sa part du contrat en suspendant ses activités nucléaires les plus sensibles, dont l'enrichissement de l'uranium à 20%, seuil permettant d'envisager une utilisation à des fins militaires.

Première étape

Les négociations de Genève entre l'Iran et l'E3/UE+3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Chine, Etats-Unis et Russie) ont permis d'aboutir à un accord intérimaire. Il s'agit de la première étape vers la négociation d'un compromis à plus long terme.

L'accord prévoit entre autres que l'Iran gèle ses activités d'enrichissement d'uranium à 20% pour six mois et montre patte blanche avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, en échange d'une levée partielle des sanctions qui frappent son économie. Cela devrait permettre à Téhéran de récupérer près de dix milliards de dollars.

Commerce d'armes

La majorité des sanctions internationales mises en place à l'encontre de l'Iran, par exemple celles décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU sur l'achat ou l'exportation d'armes, restent cependant en vigueur.

Par ailleurs, des réfugiés iraniens ont manifesté mercredi devant l'Office fédéral des migrations (ODM) à Wabern (BE), près de Berne. Dix-huit manifestants ont affirmé avoir entamé une grève de la faim.

Ils demandent à la Suisse qu'elle reconnaisse que les droits de l'homme sont bafoués en Iran. Ils veulent aussi que leurs demandes d'asile reçoivent rapidement une décision positive

/ATS


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