La Suisse dans le peloton de tête européen en matière d'innovation

L'économie Suisse continue de briller en termes de capacités d'innovation dans l'industrie et les services. Selon la dernière étude en la matière du centre de recherches conjoncturelles zurichois KOF, réalisée pour le compte du SECO, la Suisse figure au 2e rang de ce classement.Elle a cependant cédé sa première place au Danemark. Continuant de figurer au rang des pays les plus innovants, la Suisse n'est désormais pas plus performante dans ce domaine que d'autres pays de l'Union européenne (UE), indique mercredi le KOF dans la dernière édition de son enquête sur l'innovation dans l'économie suisse. Ces derniers ont réalisé d'importantes avancées ces dix dernières années.Outre les progrès affichés par ces pays, le phénomène de rattrapage illustre aussi l'évolution défavorable des activités d'innovation dans l'industrie suisse dans les années 90 et au début des années 2000 dans les services. Stoppée avant la crise de 2008/2009, cette tendance s'est à nouveau accentuée avec la vigueur du franc et le ralentissement de la conjoncture mondiale.Si la Suisse demeure en tête de classement, la Finlande et la Belgique ont affiché une plus forte progression en considérant la proportion d'entreprises innovantes. Il n'en reste pas moins que les petites et moyennes entreprises helvétiques présentent des capacités d'innovation supérieures à celles de leurs concurrents de l'UE.Bien positionnées pour la repriseEn dépit de la vigueur du franc et de la panne de croissance en Europe, les firmes suisses ont continué d'investir dans l'innovation. Une stratégie qui leur a permis de conserver leur savoir-faire et les compétences dans ce domaine.A ce titre, les économistes du centre de recherches rattaché à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich estiment que l'économie helvétique dispose de bonnes chances de profiter d'une reprise de la conjoncture mondiale. Du côté des difficultés rencontrées en matière d'innovation, les entreprises suisses font part d'un manque de personnel et de problèmes de financement.Les sociétés les plus petites se trouvent tout particulièrement confrontées au problème de fonds propres insuffisants. Mais la crise n'a guère influencé l'accès aux capitaux étrangers, selon le KOF.Effectuée tous les trois ans, l'étude réalisée pour le compte du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) porte sur des données fournies par 2300 entreprises. L'enquête a été menée en automne 2011. /SERVICE


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus