La Suisse a un avenir dans la gestion de fortune selon Julius Baer

La Suisse a encore un avenir dans la gestion de fortune malgré les discussions autour du différend fiscal, estime Boris Collardi, patron de Julius Baer. L'échange automatique d'informations est un détail, déclare-t-il dans une interview parue mercredi dans "Le Temps".

Les banques suisses et le gouvernement ont été trop lents à réagir contre la fraude fiscale, mais "sur le fond, tout le monde était d'accord sur l'idée que les choses devaient évoluer", ajoute Boris Collardi dans cet entretien réalisé le 15 août. Dans cinq ans, la discussion sera close et l'échange automatique d'informations sera une évidence, selon lui.

Un "pôle d'excellence"

Julius Baer fait partie des établissements suisses en discussion avec le fisc américain. Les négociations sont en cours et le groupe zurichois s'attend à des nouvelles au cours des prochaines semaines. Le montant de l'amende qui lui sera infligé est impossible à évaluer, relève Boris Collardi. Mais il devrait être "réglable avec les moyens à disposition".

L'avenir des banques suisses dans la gestion de fortune est assuré, explique Boris Collardi. Elles disposent d'un héritage qui fait "que la Suisse restera un pôle d'excellence dans ce domaine pour longtemps", selon lui. "Il faut se battre pour gagner des parts de marché."

Investissement asiatique

Julius Baer mise ainsi sur l'Asie. Grâce à l'acquisition des activités internationales de gestion de fortune de l'américain Merrill Lynch, elle espère effectuer d'ici l'année prochaine 20 à 25% de ses activités dans cette région du monde qui compte le plus de millionnaires. Actuellement, la part atteint 10-15%.

Le groupe zurichois maintiendra 50% de ses activités en Suisse et en Europe, le quart restant étant dévolu aux pays émergents.

/SERVICE


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