Les petits épargnants pas touchés la décision de la BNS

Les banques suisses ne vont pas répercuter sur les petits épargnants la décision de la Banque nationale suisse (BNS) d'introduire un taux d'intérêt négatif. Les clients d'UBS, Raiffeisen, PostFinance et la Banque cantonale de Zurich (BCZ) ne verront pas leurs montants déposés diminuer.

La décision de l'institut d'émission signifie que les banques devront payer un intérêt négatif sur l'argent qu'elles ont déposé auprès de la BNS. Les établissements pourraient dès lors répercuter ces charges supplémentaires sur leurs clients. Mais les petits épargnants et les petits clients d'affaires ne devraient rien remarquer.

PostFinance rassure

Les clients de PostFinance n'ont rien à craindre: "à l'heure actuelle, il n'est pas prévu d'introduire des taux négatifs sur les comptes des clients privés et des entreprises", a précisé à l'ats un porte-parole.

Les clients de la banque de détail d'UBS ne seront pas touchés non plus, a commenté le numéro un bancaire helvétique. En revanche, une taxe pour les clients interbancaires a été introduite il y a deux ans pour éviter les dépôts trop élevés de cash. Une évaluation est en cours pour déterminer la nécessité ou non d'une augmentation de la taxe ou l'instauration de taux négatifs pour ce type de clients.

La pression augmente

Les intérêts des clients de Raiffeisen resteront aussi positifs, "même si la pression augmente", a déclaré la banque à l'agence AWP. La mesure de la BNS n'aura pas d'incidence directe sur Raiffeisen.

Afin de réduire l'attrait renforcé du franc suisse avec la crise russe, la BNS va prélever à compter du 22 janvier prochain un intérêt négatif de 0,25% sur les avoirs en comptes de virement que détiennent les banques commerciales auprès de l'institut bancaire.

L’intérêt négatif sera prélevé sur les avoirs en comptes de virement des banques commerciales auprès de la banque centrale qui excèdent un certain montant exonéré. Ce dernier se monte pour les établissements suisses à une somme correspondant à 20 fois leurs réserves minimales légales.

/ATS


Actualisé le