L'épouse de Joe Biden impressionnée par l'apprentissage en Suisse

Les Etats-Unis doivent s'inspirer du modèle d'apprentissage suisse. Jill Biden, l'épouse du vice-président américain Joe Biden, l'a affirmé mardi à Winterthour (ZH). Elle s'exprimait en ouverture du 1er Congrès international de la formation professionnelle, en présence du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.

Enseignante dans une école professionnelle de Washington, Jill Biden s'est dite "impressionnée" par le "modèle suisse, unique en son genre". Il faut aussi donner davantage l'opportunité aux jeunes Américains de prendre pied dans le monde de l'économie durant leur formation, a-t-elle déclaré face aux participants du congrès, dont le directeur du Bureau international du travail (BIT) Guy Ryder.

Aux Etats-Unis, les jeunes ne suivent pas leur formation pratique au sein de leur entreprise. Ils apprennent leur métier uniquement dans une école.

Manque de volonté

De nombreuses entreprises manquent de volonté de former des apprentis aux Etats-Unis, a déploré Jill Biden. L'épouse du vice-président a affirmé son soutien au projet du gouvernement américain d'élargir la formation professionnelle et de créer un système incitatif pour motiver les entreprises à former des apprentis.

"Je ne suis pas politicienne. Je travaille tous les jours dans des salles de classe, où j'observe à quel point des jeunes gens s'astreignent à apprendre un métier bien payé", a-t-elle ajouté. Lundi, Jill Biden a visité une entreprise technologique à Uzwil (SG). But de la visite: se renseigner sur la formation des apprentis au sein de cette société.

Johann Schneider-Ammann "fier"

Lors d'un point de presse, Johann Schneider-Ammann s'est montré "fier" du système dual de l'apprentissage en Suisse. "C'est un des grands atouts de ce pays", a-t-il souligné. Et de rappeler que son succès se manifeste dans le taux relativement faible de chômage des jeunes, situé à 3%.

Dans d'autres pays, le chômage des jeunes est bien plus élevé, car on y a trop longtemps accordé trop de poids à l'académisation, a ajouté le ministre de l'Economie, également chargé de la formation. "Nous n'avons pas seulement besoin de personnes hautement qualifiées."

/ATS


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