Berne et Oslo s'inquiètent des mouvements de population

Dans le cadre de la conférence sur le climat à Lima, la Suisse et la Norvège ont souligné l’importance de s’adapter aux changements climatiques et de se préparer aux déplacements de population qui en résulteront. Quant aux négociations, elles sont entrées dans leur dernière ligne droite.

Berne et Oslo ont présidé un événement organisé par l'Initiative Nansen à Lima. "Il serait naïf de penser qu'il n'y aura pas de mouvements de population - volontaires ou forcés - résultant des changements climatiques. C'est pour que ces mouvements se fassent dans la dignité et le respect de leurs droits humains que nous avons lancé" cette initiative, a déclaré Tine Sundtoft, ministre norvégienne en charge du climat et de l'environnement.

"Les gouvernements doivent évaluer l'impact du climat sur les mouvements de population et s'y préparer pour que les familles et les communautés entières puissent rester dans leur maison aussi longtemps que possible", a affirmé Bruno Oberle, directeur de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), présent à Lima.

"Il faut prendre en compte les aspects de mobilité dans les politiques nationales d'adaptation, y compris des mesures telles que la relocalisation planifiée en donnant la priorité aux communautés vulnérables", a insisté M. Oberle.

Mise sur pied en 2012 par la Suisse et la Norvège, l'Initiative Nansen a pour objectif principal de parvenir à un consensus sur les principes et les éléments fondamentaux d'un programme de protection pour répondre aux besoins des personnes déplacées dans le contexte de catastrophes et des effets des changements climatiques.

Regards tournés vers Paris

Parallèlement, les négociations sur le climat sont entrées dans leur dernière ligne droite. Pays riches et en voie de développement butent après douze jours de discussions dans la capitale péruvienne sur le contenu des engagements qu'ils prendront avant l'accord de Paris fin 2015.

"Les choix faits aujourd'hui pourront soit nous mettre sur un chemin à peine praticable jusqu'à Paris, soit nous condamner à un avenir dangereux", estime Jan Kowalzig de l'ONG Oxfam. Or après deux semaines de discussions les points de vue se sont peu rapprochés sur la question centrale des "contributions nationales".

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry, favorable à la conclusion d'un accord à Paris, avait appelé jeudi les pays en développement à s'engager, eux aussi, dans la lutte. Il a fait valoir que le temps était compté pour éviter une "tragédie".

/ATS


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