Jérôme Kerviel de retour en France samedi

Jérôme Kerviel doit franchir samedi la frontière italo-française à Menton, où pourrait se terminer sa marche entamée à Rome. L'ancien trader a été convoqué au commissariat de cette ville des Alpes-Maritimes, préalable à son incarcération.

Deux mois après la décision de la Cour de cassation, qui a confirmé la peine de prison mais annulé les dommages et intérêts, l'ancien opérateur de marché de la banque Société Générale est attendu samedi à 15h00 au poste frontière désaffecté de la ville côtière.

Il y sera accueilli par l'évêque de Gap et d'Embrun, Mgr Jean-Michel di Falco, président de son comité de soutien. Sera aussi présent le père Patrice Gourrier, qui s'est mis en congé de sa paroisse de Saint-Porchaire à Poitiers avec l'accord de son évêque et s'est engagé à terminer la marche de Jérôme Kerviel si celui-ci était incarcéré avant d'arriver à Paris.

Victime d'un système

Depuis sa brève rencontre avec le pape François au Vatican, le 19 février, le combat de l'ancien trader a trouvé un écho particulier auprès de plusieurs hommes d'Eglise, qui ont vu en lui la victime d'un système. Jérôme Kerviel a ainsi une nouvelle fois élargi le cercle de ses soutiens, après avoir déjà reçu l'appui public de personnalités politiques, telles Eva Joly ou Jean-Luc Mélenchon.

Samedi, à en croire les réseaux sociaux, plusieurs dizaines de personnes ainsi que des anonymes venus de la France entière pourraient également accueillir le marcheur barbu au coupe-vent rouge.

Reste à savoir ce qu'il adviendra de cet élan si l'ancien opérateur de marché est incarcéré. Car sa peine de cinq ans d'emprisonnement, dont deux ans avec sursis, est aujourd'hui exécutoire. Le parquet général de Paris l'a d'ailleurs convoqué, dimanche au plus tard, au commissariat de Menton. Jérôme Kerviel fera savoir samedi, au moment de franchir la frontière, s'il compte obtempérer ou non à cette convocation, a déclaré à l'AFP son avocat David Koubbi.

/ATS


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