Des armes chimiques à nouveau employées, selon des opposants

L'armée syrienne a de nouveau eu recours à des armes chimiques jeudi, rapportent des opposants. Sept victimes auraient été découvertes avec les membres enflés et de l'écume aux lèvres.

Deux obus ont, selon ces opposants, répandu un gaz dans un secteur tenu par les insurgés à Nabak, à 68 km au nord-est de Damas. "Aucun médecin n'a pu voir les blessés parce que Nabak subit un intense bombardement et qu'il reste très peu de personnel médical ici", a expliqué l'un d'entre eux.

Selon Amir Kazk, un opposant à Nabak, les deux obus se sont abattus lors d'un bombardement à Tariq al Machfa, un quartier proche du centre. Les tirs semblaient provenir d'une caserne située sur une colline de Deïr Attiya.

Destruction de l'arsenal

L'Union des coordinateurs de la Révolution syrienne accuse elle aussi les forces fidèles à Bachar al Assad d'avoir utilisé un gaz toxique. "Nous avons des informations au sujet de neuf victimes d'un gaz toxique utilisé par le régime dans des quartiers de Nabak", écrit l'organisation sur sa page Facebook.

Un bombardement au gaz sarin a fait plusieurs centaines de morts le 21 août dans la banlieue de la capitale. Les deux camps s'en sont imputé la responsabilité.

Sous la menace de représailles internationales, le président Bachar al-Assad a accepté de détruire l'arsenal chimique syrien.

/ATS


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