La guerre en Ukraine au coeur du sommet du G20

Cinq civils dont deux enfants ont été tués par un tir d'artillerie contre Gorlivka, une ville tenue par les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé samedi les autorités municipales. Cette guerre est au centre des tensions du sommet des dirigeants du G20 à Birsbane, en Australie.

Selon la municipalité de Gorlivka, 12 civils ont été blessés dans les bombardements dont l'origine n'a pas été précisée et qui se sont produits vendredi soir dans un quartier résidentiel de cette localité située à 30 km au nord de Donetsk, bastion des séparatistes.

Un peu plus tôt, les autorités ukrainiennes avaient annoncé la mort de trois soldats supplémentaires dans des combats entre l'armée et les rebelles, portant à sept le nombre de militaires morts au cours des dernières 24 heures. Dix autres soldats ont été blessés.

Les bombardements ont par ailleurs repris dans la matinée autour de l'aéroport de Donetsk, épicentre depuis des mois des affrontements entre troupes loyalistes et rebelles.

Entre normalisation et sanctions

Ces violences surviennent alors que la crise ukrainienne occupe une place majeure au sommet des dirigeants du G20.

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron ont souhaité la normalisation des relations entre Moscou et les puissances occidentales mises à mal par le conflit ukrainien.

Vladimir Poutine a aussi appelé son homologue français François Hollande à "minimiser les risques et les conséquences négatives" des tensions internationales pour les relations entre leurs deux pays.

De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a averti que l'UE envisage d'infliger de nouvelles sanctions financières à des personnalités russes.

Dans les rues de Brisbane, des dizaines d'Australiens se sont étendus sur le sol afin d'évoquer le crash en juillet du vol MH17 de Malaysian Airlines en Ukraine, assurant que le président russe "avait du sang sur les mains" et ne devait pas être le bienvenu.

Les hostilités ont gagné en intensité depuis les élections organisées le 2 novembre dans les zones séparatistes, rendant de plus en plus virtuelle une trêve conclue le 5 septembre entre armée ukrainienne et séparatistes et nourrissant au sein de la communauté internationale les craintes d'un embrasement dans la région.

/ATS


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