Crise: Hollande a agi rapidement même si "les résultats tardent"

François Hollande a assuré dimanche soir avoir pris la mesure de la crise dès son arrivée au pouvoir. Il a balayé les reproches d'attentisme en expliquant avoir lancé très rapidement les mesures pour relancer l'économie même si "les résultats tardent".

"Vous croyez que je ne l'ai pas vue, la crise?", s'est défendu le chef de l'Etat dans l'émission Capital sur M6. "Je l'ai prise (...) en pleine face pendant la campagne présidentielle, ensuite le vent a soufflé plus fort", a-t-il dit, soulignant que dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement "a pris la mesure" et "a pris les mesures".

"Ce n'est pas le rythme des réformes qui est jugé trop lent, ce sont les résultats qui tardent", a-t-il assuré, citant notamment "le pacte de compétitivité", "les emplois d'avenir et les contrats de génération" pour combattre le chômage. Des solutions de retour à l'emploi de nature selon lui à "donner du pouvoir d'achat".

"Je comprends les impatiences et en même temps je sais ce qu'est la réalité de mon pays", a-t-il aussi affirmé relevant que "la France qui a pris un retard depuis longtemps" et que sa "mission est de la faire avancer". Il a maintenu son objectif d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année.

Pas de coup de pouce au smic

Le président français a en revanche exclu "pour l'instant" un coup de pouce pour le Smic qui serait revalorisé au 1er juillet - strictement à ce que prévoit la loi, c'est-à-dire une indexation sur l'inflation.

"La loi, pour l'instant c'est la loi", a répondu M. Hollande, qui a rappelé que le gouvernement avait donné ce fameux coup de pouce l'an passé. Le Smic avait été revalorisé de 2%, dont 1,4 d'inflation et 0,6% de coup de pouce.

"Aujourd'hui on est plutôt dans la prise en compte du coût de la vie et de l'augmentation des salaires" pour aider à regagner du pouvoir d'achat, a précisé le président.

Logement et prix de l'électricité

Sur le dossier des "charges" qui pèsent dans le budget des ménages, M. Hollande a parlé du logement (25% en moyenne du budget des Français) et de l'encadrement des loyers: "c'est du pouvoir d'achat supplémentaire".

"Les prix de l'électricité et du gaz ont beaucoup augmenté ces dernières années.

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