Corruption: la Suisse bon élève parmi les pays exportateurs

Parmi les pays exportateurs, la Suisse fait partie des bons élèves en matière de lutte contre la corruption, selon le rapport de Transparency International (TI) publié mardi. L'ONG propose toutefois des améliorations, comme une meilleure protection des lanceurs d'alerte ou une centralisation accrue des procédures.

En 2012, les pays les plus actifs dans la lutte contre la corruption étaient les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse, qui représentent 26,2% des exportations mondiales. En Suisse, six cas se sont conclus par des sanctions depuis 2009, dont deux représentaient des cas graves, alors que 57 investigations ont été ouvertes durant cette période.

Un des cas graves concerne le géant canadien de l'ingénierie SNC-Lavalin, dont un ancien cadre proche de la famille Kadhafi a ét arrêté en Suisse en avril 2012. Il est soupçonné de corruption, d'escroquerie et de blanchiment d'argent.

Si Transparency International décerne une bonne note à la Suisse, qui a notamment accru ses moyens de lutte de manière significative, l'organisation non gouvernementale pointe du doigt certaines failles dans l'organisation helvétique et propose des améliorations.

Lanceurs d'alerte

La Suisse a certes fait des progrès en matière de centralisation de son système, sous la houlette du Ministère public de la Confédération, mais l'organisation reste assez décentralisée, ce qui est une faiblesse majeure, souligne TI.

Les lanceurs d'alerte ("whistleblowers") ne sont en outre par suffisamment protégés en Suisse contreles représailles et n'ont pas assez de canaux confidentiels pour transmettre les informations qu'ils détiennent.

Sur le plan international, TI relevait mardi que malgré leurs promesses, les grands pays exportateurs ne sont pas assez actifs contre les versements de pots-de-vin à des agents publics étrangers.

/SERVICE


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