Alitalia temporise pour tenter de convaincre Air France-KLM

La compagnie aérienne italienne Alitalia s'accorde plus de temps pour mettre en oeuvre son augmentation de capital. Elle se donne deux semaines de plus pour tenter de convaincre son partenaire et principal actionnaire Air France-KLM de participer au sauvetage.

Alitalia repousse au 27 novembre la date butoir d'adhésion à son augmentation de capital. Ce délai expirait initialement jeudi soir. Un projet d'augmentation de capital de 300 millions d'euros (370 millions de francs) avait été annoncé le mois dernier.

Le report de la date vise à permettre aux actionnaires de prendre connaissance du nouveau plan stratégique de la compagnie, a indiqué Alitalia dans un communiqué publié mercredi soir au terme d'un conseil d'administration.

Diminuer les coûts

Ce nouveau plan stratégique prévoit "une sévère réduction des coûts" afin de parvenir à "une meilleure efficacité dans la gestion de l'activité et l'amélioration de la capacité de concurrence sur le marché". La compagnie ne précise pas s'il comprend des suppressions d'emplois.

La presse italienne spécule sur la possibilité d'une réduction de plusieurs milliers de postes. Le plan prévoit en outre une "réduction du nombre d'avions moyen-courrier" et une augmentation des vols internationaux et intercontinentaux.

Air France-KLM a voté contre le plan, affirme l'agence italienne Ansa, citant des sources proches du dossier. Bien qu'ils aient bien accueilli la révision du plan, ses représentants ont estimé qu'il lui manque des mesures adéquates de réduction de la dette d'Alitalia. Contactée par l'AFP, Air France-KLM s'est refusée à tout commentaire.

Risque de faillite

Alitalia, en grandes difficultés financières, avait validé le mois dernier le principe d'une augmentation de capital de jusqu'à 300 millions d'euros. Nombre d'actionnaires actuels d'Alitalia, sur une vingtaine au total, ont déjà fait savoir qu'ils ne voulaient ou ne pouvaient pas participer à l'opération.

Air France-KLM, qui détient 25% d'Alitalia, est lui-même en pleine restructuration. Le groupe a jusqu'ici paru plutôt sceptique sur l'opportunité de venir à la rescousse de sa partenaire au bord de la faillite.

/ATS


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