Alitalia: feu vert de l'AG à une augmentation de capital

L'assemblée générale des actionnaires de la compagnie aérienne italienne en difficulté Alitalia a validé "à l'unanimité" le principe d'une augmentation de capital d'un maximum de 300 millions d'euros (370 millions de francs), a indiqué le groupe mardi.

Les actionnaires auront 30 jours à partir du 16 octobre pour décider s'ils souscrivent les nouvelles actions, précise le communiqué, publié à l'issue d'une assemblée qui s'est achevée dans la nuit de lundi à mardi.

On ne saura donc qu'à l'issue de ce délai si Air France-KLM, principal actionnaire de la compagnie avec une participation de 25%, aura participé à l'opération.

Les actionnaires ont également validé le principe de l'entrée au capital d'Alitalia de la compagnie publique Poste Italiane, qui pourra souscrire jusqu'à 75 millions d'euros d'actions nouvelles, ainsi que celle des banques Unicredit et Intesa San Paolo qui pourront acheter pour jusqu'à 100 millions d'euros de titres éventuellement non souscrits.

Alitalia indique en outre que ses administrateurs ont "l'intention" de remettre leur démission une fois l'opération terminée.

Vives critiques

Le plan d'augmentation de capital, conçu en urgence la semaine dernière sous la pression du gouvernement italien, a permis à la compagnie, au bord de l'asphyxie financière, de continuer à voler normalement alors qu'elle aurait sans doute vu ses avions cloués au sol dès samedi dans le cas contraire.

Mais il se heurte à de vives critiques, à la fois en Italie et à l'étranger en raison du rôle joué par les pouvoirs publics dans une entreprise entièrement privée.

Le gouvernement italien s'est défendu lundi de tout "protectionnisme" et a fait valoir qu'il s'agit "d'accompagner au mieux Alitalia vers l'intégration avec un partenaire étranger. C'est donc l'exact contraire du protectionnisme".

La Commission européenne pour sa part a déclaré "attendre que les autorités italiennes notifient les mesures envisagées. Ce n'est qu'après avoir reçu cette notification que nous serons en mesure d'évaluer leur compatibilité avec les règles européennes en matière d'aides d'Etat".

/SERVICE


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