Accord européen de principe pour mieux encadrer les marchés

Un accord de principe a été obtenu tard mardi soir entre négociateurs du Parlement européen et du Conseil, qui représente les Etats de l'UE, sur des mesures pour mieux encadrer les marchés d'instruments financiers. Un des objectifs est de juguler la spéculation sur les produits agricoles.

Cet accord informel a permis de sortir de l'impasse sur ce dossier, plus de deux ans après que la Commission européenne a présenté, en octobre 2011, sa proposition de révision de la directive européenne sur les marchés d'instruments financiers, dite Mifid.

La nouvelle loi européenne permettra de "rendre les marchés financiers plus sûrs et plus efficaces, de mieux protéger les investisseurs, de limiter la spéculation sur les marchés de matières premières et de réguler le trading à haute fréquence" qui repose sur des transactions financières effectuées à la nanoseconde, a souligné le Parlement dans un communiqué publié dans la nuit.

Le commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier, a "salué" cet accord dans un communiqué. "Ces nouvelles règles amélioreront le fonctionnement des marchés des capitaux au profit de l'économie réelle. Elles marquent une avancée décisive vers l'instauration d'un système financier plus sûr, plus ouvert et plus responsable, et vers un rétablissement de la confiance des investisseurs après la crise financière", a-t-il souligné.

Lutte contre la spéculation

Parmi les mesures phares de cet accord, pour la première fois, les autorités compétentes pourront fixer des limites de position obligatoires qu'une personne pourra détenir sur les marchés de dérivés de matières premières. Le but est de lutter contre l'hyperspéculation sur les produits agricoles et les distorsions sur les marchés, y compris de l'énergie.

"La décision d'aujourd'hui est un bon début dans la lutte contre la spéculation sur les prix des produits alimentaires, qui sont une question de vie ou de mort pour des millions de personnes dans le monde en développement", a réagi Marc Olivier Herman, un porte-parole de l'ONG Oxfam.

La nouvelle loi européenne renforcera également la protection des investisseurs, qui seront mieux informés, notamment sur les risques associés aux produits financiers qui leur sont proposés.

/ATS


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