Accord à Genève sous réserve de ratification

L'Iran et l'Union européenne ont approuvé vendredi à Genève la mise en oeuvre de l'accord intérimaire sur le programme nucléaire de Téhéran. Ce projet doit encore être ratifié par les pays signataires, a annoncé le négociateur iranien.

"Nous avons trouvé des solutions à tous les points de désaccord, mais la mise en oeuvre de l'accord de Genève dépend de la ratification finale des capitales" concernées, a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Il a estimé que ses deux jours de discussions avec Helga Schmid ont été "bons, constructifs et intenses". Mme Schmid est l'adjointe de Catherine Ashton, haute représentante de l'UE pour la politique étrangère qui supervise les négociations au nom du groupe des 5+1: Chine, Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne.

M. Araghchi s'est refusé à donner une date pour la mise en oeuvre de l'accord. Il a expliqué que cela dépendait de la décision des pays concernés.

Bons progrès"

A Bruxelles, le porte-parole de l'UE Michael Mann a fait état de "très bons progrès sur toutes les questions concernées", ajoutant aussi que la décision reviendrait à chaque gouvernement.

A Washington, la porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki, a reconnu des progrès, mais affirmé que tout n'avait pas été réglé, contrairement à ce que dit Téhéran.

Une avancée importante

Deux précédentes séries de négociations au niveau des experts, à Vienne puis à Genève en décembre, avaient abouti à proposer la date du 20 janvier pour mettre en oeuvre l'accord. Ce document constitue aux yeux de tous une avancée importante après plus de dix ans de tensions sur le programme nucléaire iranien.

L'accord entre les "5+1" et l'Iran prévoit une limitation de l'enrichissement d'uranium en Iran pendant une période de six mois, au cours desquels il n'y aura pas de nouvelles sanctions économiques. L'Iran est soupçonné, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil.

Le dernier round de discussions à Genève visait à régler de façon politique trois questions en suspens. Selon des sources diplomatiques, l'une porte sur les dernières générations de centrifugeuses iraniennes pour enrichir l'uranium.

/ATS


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